Le cinéma là où on ne l’attend pas

LE CINEMA LA OU ON NE L’ATTEND PAS 

VENDREDI 14 JUIN 

Le 108 / Rue de Bourgogne / Orléans

Soirée ciné et concert à partir de 22h00 

En partenariat avec l’association Défi 

TERRA FRANCA, un film de Leonor Teles 

Portugal | 2018 | 82 minutes | HD | couleur 

Sur les berges du Tage au Portugal, un homme vit entre la tranquillité du fleuve et les relations qui le rattachent à la terre. Filmé aux quatre saisons, Terra Franca fait le portrait de la vie du pêcheur portugais Albertino, entouré de sa femme Dalia et de ses filles, dont l’aînée s’apprête à se marier. La fin d’un cycle de vie, à hauteur de barque et de regard. 

 

Je voulais prendre un espace concret et familier pour les personnes que je filmais, et travailler sur l’échelle, l’angle et la hauteur pour le transformer en un espace cinématographique. Le plan fixe (sur trépied) permet de créer une forte composante esthétique, en particulier dans les documentaires où la concentration du réalisateur, son implication et sa confiance en lui, sont de rigueur. Je parle de confiance en soi car il faut être convaincu de se trouver au bon endroit et que quelque chose va se passer dans l’espace délimité par le cadre. 

La transformation de l’espace physique en espace cinématographique s’opère lorsque l’on trouve la bonne distance, c’est-à-dire l’écart que l’on peut maintenir et identifier entre ce qui est filmé et ce que nous voulons filmer. Le lieu déterminé par le plan indique l’équilibre entre ces deux espaces : c’est la place du réalisateur lorsqu’il rencontre les autres et se lie avec eux. 

 

Leonor Teles, extrait d’interview/ dossier de presse

Le cinéma du réel en circulation

Projection le 28 mai 2019 à 20h00 au 108 rue de Bourgogne à Orléans !

Madame Baurès

 En présence du réalisateur Mehdi Benallal et du producteur Guillaume Massart !

et

Presque un siècle

de Pascale Bodet.

Issus de la compétition et de la sélection française de la 41e édition du festival Cinéma du réel ce programme et cette séance rend compte de la diversité des démarches des cinéastes dans le documentaire contemporain. Ce programme est en circulation dans toute la France de fin mars à juin.

Presque un siècle

Un film de Pascale Bodet
France | 2019 | 52 minutes

Quiconque s’aventure à filmer les très vieux (la grand-mère de Pascale Bodet a 99 ans, presque un siècle) court le risque de voir l’oeil du specta­teur ne retenir que le pittoresque du dernier âge. Pire : qu’on trouve le film « cocasse », « tendre », « touchant ». Si Presque un siècle est un film (très) drôle et (infiniment) émouvant, ce n’est pas tant, ou pas seulement, en raison de la drôlerie de ses person­nages (Pierre, l’ami de la grand-mère, qui planifie son propre enterrement comme on organise un gala) ou de l’attention avec laquelle Pascale Bodet saisit les gestes endormis et le timbre vibrionnant d’une très vieille dame dont la vie se maintient sur un périmètre minuscule – petits efforts, petites plaintes, petits agacements. C’est parce qu’avec une innocence symétrique à celle de son person­nage, il n’en finit pas de s’interroger autant sur ce grand âge que sur la possibilité même d’en faire un film. Cela commence avec les yeux et les oreilles, comme pour s’assurer qu’il y aura bien à voir et à entendre : la grand-mère s’inquiète pour les yeux de la petite-fille, et la cinéaste en retour l’implore de bien vouloir mettre à ses oreilles ses prothèses. Derrière la caméra, la cinéaste dit « mamie », mais c’est autant une parole de petite fille que de cinéaste aux prises avec son personnage et avec son film, tous trois mis à égalité jusqu’à la douce capitulation d’un « oui mamie » en parfait point final.
(Olivia Cooper-Hadjian)

 

Madame Baurès

Projection en présence du réalisateur et du producteur Guillaume Massart !

Un film de Mehdi Benallal
France | 2019 | 18 minutes

Balade à travers les actuelles communes de Vincennes et de Saint Mandé où a vécu et lutté Madame Baurès, femme, communiste. En off, la voix du cinéaste rapporte son sou­venir du récit que Raymonde lui a confié. Sa petite histoire fragmentée tente de se recoudre à la grande : l’histoire des banlieues parisiennes, le travail à l’usine, le monde ouvrier, l’arrivée des HLM, les élans collec­tifs, les bagarres personnelles. Sur ce récit, le film laisse le présent s’in­filtrer, des résonances se font, des coïncidences se créent. La caméra est discrète, elle enregistre les pas­sants de ces communes transfor­mées, les promeneurs du Bois de Vincennes, intercepte des voix. Et sur la difficulté d’exister d’une femme, le cinéaste, lui, affronte l’im­possibilité de porter un regard. On lui demande s’il a le droit d’être là pour filmer, pour qui il travaille, s’il a des autorisations. Apparaît la crainte que l’histoire soit oubliée et reste figée dans les statues qui témoignent des luttes du passé et ne semblent plus faire corps avec leur paysage. Finalement, le présent échappe, Madame Baurès bascule et le film la suit. Pour corps il y aura les statues, mémoriaux enfin revita­lisés par le souvenir. Pour voix, il y aura un écho de l’Internationale. L’adresse change, le « elle » devient un « vous ». Une dernière lettre, un adieu à une femme et à son monde. Un film pour aider, recenser « les petites gens » et raconter peut-être l’histoire d’une femme qui tient, et celle de l’idée d’une commune qui meurt.
(Clémence Arrivé)

Soirée documentaires indiens

ARCHIVES EN LUMIERE 

MARDI 07 MAI 

Le 108 

20h00 

Une sélection de films indiens produits par Films Division of India (FDI), département de production cinématographique documentaire, pédagogique et d’animation créé par le gouvernement indien en 1948. 

 

TRIP, un film de Pramod Pati 

Inde| 1968 | 04 minutes | HD | couleur 

Ce film sur Bombay emploie le time-lapse et une bande-son abstraite pour décrire la nature évanescente et fugace de la vie urbaine moderne. La quintessence du documentaire expérimental indien sur l’environnement urbain, utilisé comme un outil pédagogique concernant le time-lapse, le son direct et la lumière, tout en proposant la chronique historique d’une ville. 

 

AND I MAKE SHORT FILMS, un film de S.N.S. Sastry 

Inde| 1968 | 15 minutes | HD | Noir et blanc 

Sastry bouscule toutes les conventions du film documentaire afin de détruire le mythe d’une soi-disant « vérité » de l’image. Un essai corrosif et irrévérencieux sur la raison d’être du cinéma documentaire et sur les responsabilités du réalisateur. Est-il un simple technicien qui s’adonne à un exercice formel, ou bien est-il engagé dans les préoccupations sociologiques dont le cinéma devrait rendre compte ? L’un de ces objectifs cinématographiques est-il plus noble et respectable que l’autre ? 

 

AND MILES TO GO, un film de S. Sukhdev 

Inde| 1967 | 14 minutes | HD | Noir et blanc 

Ce film a pour objectif de réveiller les consciences sociales à travers un contraste entre des images de gens pauvres et de nantis. Il met en lumière certains maux de la société indienne et montre au peuple comment il doit coopérer avec le gouvernement dans la lutte contre la corruption qui gangrène le pays. And Miles to Go…, jugé trop révolutionnaire, subit une lourde censure : ses propositions radicales furent en effet noyées sous le volume d’une nouvelle bande-son. 

 

I AM 20, un film de S.N.S Sastry 

Inde| 1967 | 18 minutes | HD | Noir et blanc 

 

Vingt ans après l’indépendance de l’Inde, le réalisateur sillonne le pays et interroge la jeunesse – ceux qui sont nés en 1947, le Jour de l’Indépendance. Que représente l’indépendance à leurs yeux ? Quels sont leurs rêves ? Quel regard portent-ils sur eux-mêmes et sur la jeune nation qu’ils symbolisent ? Les réponses recèlent un mélange d’idéalisme, d’ironie, de sarcasme, de consternation, d’espoir et d’optimisme. Ce film est aussi pertinent aujourd’hui qu’à l’époque de sa réalisation, il y a plus de cinquante ans. 

 

Il est intéressant de voir que l’on peut arracher quelque chose de la langue du pouvoir. Dans I Am 20 (film de S.N.S. Sastry, projeté pendant la séance « Exploding India »), chaque personne parlait pour la première fois sa propre langue en Inde. On entend à la fois du tamoul, du kerala, de l’anglais, des paysans qui parlent leur propre dialecte. Il y a ici une polyphonie qui me passionne : c’est-à-dire l’idée qu’il n’y a pas une seule langue qui nous dirait quoi penser, mais un éventail, une dispersion, et même une dissémination de la langue. On peut alors s’intéresser à la langue de l’autre. Ce ne sont jamais des films qui représentent une seule personne, ni un seul point de vue. 

Federico Rossin in Débordements 

Le 109 du cinéma : projection

LE 109 DU CINEMA 

MARDI 02 AVRIL 2019 

Le 108 

20h00

 

Trois jeunes réalisateurs, trois films parlant de problématiques de la jeunesse d’aujourd’hui : les migrations et le rapport aux origines ; l’ultra-connexion et le lien aux autres, au monde ; la culture urbaine et la danse comme exutoire. 

 

LE RETOUR, un film de Pang-Chuan Huang 

France | 2017 | 20 minutes | HD | couleur 

Deux trajets différents se déroulent simultanément dans deux époques. L’un est un retour par chemin de fer, une traversée de deux continents. Le second, construit autour d’une ancienne photographie familiale, retrace un parcours de la guerre. Le balancement rythmique du train confond le passé et le présent, une mémoire oubliée et recouverte de poussière resurgit. 

 

 

ONDES NOIRES, un film d’Ismaël Joffroy Chandoutis 

France | 2018 | 21 minutes | HD | couleur 

Une société ultra-connectée où les ondes ont envahi presque tous les espaces. Trois personnes intolérantes aux radiations électromagnétiques témoignent de leur survie au sein d’un monde qui leur semble de plus en plus inaccessible. 

«Partir, au plus loin comme au plus proche, enregistrer d’autres gestes, d’autres corps, […] puis revenir ensuite pour transmettre cette expérience du monde aux spectateurs : ce mouvement définit traditionnellement la vocation du cinéma documentaire, art de rendre compte de la réalité à partir de la réalité même, sans artifices. Pour ma part, j’attends davantage du cinéma : qu’il ne se contente pas de filmer le monde tel qu’il serait, mais qu’il fasse voir au-delà […] qu’il l’interroge, l’interprète, le mette en forme, le reconstruise, m’offrant de me situer personnellement face à lui. » Patrick Leboutte 

 

LES INDES GALANTES, un film de Clément Cogitore 

France | 2018 | 05 minutes | HD | couleur 

Le krump est une danse née dans les ghettos noirs de Los Angeles après les émeutes de 1995. Clément Cogitore, à travers cette performance filmée sur le plateau de l’opéra Bastille, crée une battle entre la culture urbaine et la musique de Rameau. 

 

Le salon des affranchis : Je taille des sourires dans les plaies des montagnes.

LE SALON DES AFFRANCHIS 

MARDI 05 MARS 

Le 108 

20h00 

JE TAILLE DES SOURIRES DANS LES PLAIES DES MONTAGNES, un film de Nelly Massera 

France | 2017 | 95 minutes | HD | couleur 

Soirée en présence de la réalisatrice

Achour a 30 ans. De jour comme de nuit, il marche, inlassablement. L’âme rebelle, il sillonne Alger et ses périphéries, squatte chez des amis et régulièrement quitte le centre ville pour retrouver la proche montagne en Kabylie, son alter ego. C’est dans ce paysage, marqué dans sa chair par la guerre et le terrorisme, que se poursuit une part de sa résistance, mobile et ascendante. 

Musicien algérien de punk-hardcore, Achour a un temps crié sa colère contre le régime de son pays et chanté « Anarchytecture ». Mais le mouvement s’est essoufflé, les amis se sont séparés. Son mur Facebook est devenu son carnet de notes, sa fenêtre ouverte sur le monde. 

C’est un cri lancé à l’écho des montagnes, entre mur virtuel, façades infinies des grands ensembles et les strates des falaises minérales. Un cri qui nous revient. 

 

« Lorsqu’on s’apprête à prendre une photo et qu’on regarde l’apparence du monde, on doit s’efforcer de regarder attentivement un objet concret. Au bout d’un moment ce n’est plus la surface de l’objet qu’on voit, mais l’intérieur de son image, son noyau. (…) La photographie et le cinéma n’ont pas le même format. Mais, à travers l’objectif, on observe un objet, le monde de l’objet, et c’est de là que va venir l’image. (…) Il n’y a pas de cadre à l’image, il s’agit d’observer. Il n’y a pas de monde limité. C’est pareil pour la peinture. Quand on regarde quelque chose, on ne peut se contenter d’un simple regard. Ce qui compte c’est se demander : « qu’est-ce qu’une chose ? » (…) On se demande comment regarder le sentiment qui en émane, et comment ce sentiment apparaît à travers l’image.(…) » 

Wang Bing / « Alors la Chine » (ed. Les prairies ordinaires) 2014

SEULS LES PIRATES AUX CARMES LE 7 FEVRIER

SEULS LES PIRATES, un film de Gaël Lépingle

Long-métrage | Fiction | France | 2018 | 90 minutes | HD

En séance exceptionnelle à Orléans

Après avoir été primé l’été dernier au Festival International de Cinéma de Marseille (FID), sélectionné en novembre au festival Entrevues de Belfort, Seuls les pirates sera dévoilé aux Orléanais le 7 février 2019, à 19h30, au cinéma Les Carmes.

Gaël Lépingle signe ici son premier long métrage de fiction.

Projection en présence de l’équipe et suivie d’un verre.

« Gaël Lépingle filme avec une attention rare un certain anonymat provincial, partagé entre petits échecs de la vie et grandes violences administratives. »

Jérôme Momcilovic, Chronicart, septembre 2018-09-21

« Au mot troupe, Gaël Lépingle préfère celui de communauté. (…) Dans Seuls les pirates, la politique est filmée dans ses plus infimes frémissements, comme un courage quotidien, une vigilance de chaque instant. Le petit théâtre de Géro s’obstine à  tenir debout, tel un havre de fiction planté au beau milieu de ce qui s’effondre. »

Murielle Joudet, Le Monde, juillet 2018

La projection du 7 février est un événement organisé en partenariat avec le cinéma Les Carmes. Aux tarifs du cinéma. Tarif spécial adhérent Cent Soleils : 5 €

Festivals : « Rendez-vous with French Cinema » (New York), du 28 février au 10 mars 2019 | « À l’Est du Nouveau » (Rouen), du 26 février au 5 mars 2019 | FID (Marseille) 2018 (Grand Prix de la compétition française) | Entrevues (Belfort) 2017, sélection Films en cours

http://centsoleils.org/WordPress/seuls-les-pirates/

http://perspectivefilms.fr/seuls-les-pirates/

Seuls les pirates est sur facebook

« SEULS LES PIRATES » en festival (et prochainement à Orléans !)

Le film de Gaël Lépingle est sélectionné au « Rendez-vous with French Cinema » à New York, du 28 février au 10 mars ainsi qu’au Festival « `À l’Est du Nouveau » à Rouen, du 26 février au 5 mars.

Programmé au cinéma Les Carmes à Orléans le jeudi 7 février à 19h30, il lancera la saison 2019 de programmation de Cent soleils.
Seuls les pirates
Seuls les pirates
Depuis le FID  Marseille où il a obtenu le Grand Prix de la Compétition Française, le film a été projeté à Paris (Cinéma l’Archipel), Belfort (festival Entrevues, essentiellement devant des scolaires) et à nouveau Marseille (vidéoFID, devant une salle pleine et très chaleureuse).

Je vous aimais…Trois Romances de Victor Kossakovski 13 novembre 20h00 au 108

Dans le cadre de sa participation à la 19ème édition du Mois du film documentaire, Cent Soleils est heureuse de vous inviter à la projection du film de Victor Kossakovski « Je vous aimais…Trois Romances » qui aura lieu le 13 novembre à 20h00 en salle C11 du 108 rue de Bourgogne à Orléans.

Pavel Kogan et Lialia Stanukinas ont donné autrefois à Saint-Pétersbourg des cours de réalisation à Victor Kossakovski, puis le couple a émigré en Israël. Pavel, très malade, nécessite des soins permanents que Lialia lui prodigue avec amour.

Sergueï et Natacha ont à peine 20 ans et veulent se marier.Leurs familles prennent tout en main. A travers ce repas de noces faussement joyeux,un désenchantement se dégage qui étouffe déjà cet amour naissant.

Au jardin d’enfants: Katia aime Sacha. Mais Sacha aime aussi Arina, Macha, Ksioucha… Après une brève idylle, il rejette l’amour de Katia.Victor Kossakovski filme l’immense chagrin de Katia.

Je vous aimais…Trois Romances
Victor Kossakovsky, Russie,102 minutes,2000, VOSTF

MOISDUDOCUMENTAIRE-6P-2018-OK-VF(1)
Cent Soleils
Lieu de projection:
Le 108
108, rue de Bourgogne
45000 Orléans

Participation Libre

ÉLOGE DE LA BOÎTE À CHAUSSURES entre au catalogue ‘IMAGES DE LA CULTURE’ du CNC

Le film Éloge de la boîte à chaussures (coll. Un autre jour en France), de Vianney Lambert, est entré au catalogue ‘Images de la Culture’ du CNC.

France • 2017 • 9′

J’ai trouvé il y a très longtemps dans une brocante une boîte de photos et de vieux papiers. Plus personne ne s’intéressait à ces photos prises à Alger durant l’année 1942. Hier, j’ai eu à nouveau envie de fouiller dans cette boîte. J’y ai retrouvé une étrange carte de visite…

L’avis d’un membre de la commission Images en Bibliothèque :

A l’écran : un dessin. L’image bruite à la façon d’une vieille pellicule abîmée par le temps. Et puis, le réalisateur nous invite dans son appartement où il sort, un à un, documents et photographies contenus dans une vieille boite à chaussures ; des images arrêtées qu’il vient mettre en mouvement. Émerge alors l’histoire morcelée d’un homme dont le visage revient souvent. Se dresse un portrait en creux où les faits historiques, les lieux, les noms semblent être les seuls points d’ancrage et servent d’amorces pour imaginer ce que ces photographies peuvent raconter. Le document agit en preuve et vient nourrir le récit. L’intime rebondit sur l’époque et les deux histoires, la petite et la grande, jaillissent en pointillés. Qui était cet homme ? Que vivait-il cet été-là, en 1942 à Alger ? En neuf minutes, Vianney Lambert, avec sa voix feutrée, tente de reconstituer l’autre, sa vie supposée, ce qui n’est pas sur la photographie et il parvient à créer une mise en abîme poétique où le film devient à son tour cette petite boite contenant une histoire. Et l’on referme le tout en pensant aux myriades de petites boites attendant, peut-être, sur l’étal d’une brocante ou dans la tête d’un cinéaste.

Aurélie Solle, Bibliothèque publique d’information, Paris

Grand prix de la compétition nationale du FID pour Seuls les pirates

Le jury présidé par Nahuel PEREZ BISCAYART et composé de Emmelene LANDON, Elsa MINISINI, Sigrid BOUAZIZ et Pierre CRETON a attribué le GRAND PRIX de la COMPÉTITION FRANÇAISE à SEULS LES PIRATES !

« Ambitieux, sincère. Une attention portée à des personnes marginales. Qui va prendre la place de qui ? L’imagination au pouvoir, récits multiples, solidarité, ancrage dans le contemporain. Point de vue politique clair« , a déclaré Pierre Creton avant la remise du prix.

Merveilleuse récompense pour cette incroyable aventure de cinéma… qui n’aurait pas été possible sans le soutien indéfectible de tant et tant de personnes.

Chapeau bas pour Gaël Lépingle et longue vie aux Pirates !

L’équipe de Cent Soleils

FID 2018 – Remise du Grand Prix de la Compétition française – 16 juillet 2018
FID 2018 – Remise du Grand Prix de la Compétition française – 16 juillet 2018


SEULS LES PIRATES/ GOLDILOCKS PLANETS
Gaël Lépingle
France / 2018 / 90′

 

Stage cinéma (12 à 15 ans) du 16 au 20 juillet 2018

Pour les cinéastes en herbe (12-15 ans), Cent Soleils organise une initiation à la réalisation de film !
> 5 jours pour écrire tourner et monter un court métrage par petits groupes et accompagnés par un réalisateur professionnel, Mohamed Ouzine (Samir dans la poussière, Prix de l’œuvre audiovisuelle et Étoile de la SCAM 2017).
Du 16 au 20 juillet 2018
8 participants maximum (réservation obligatoire)

Horaires : du lundi au vendredi : 9h00-12h00 14h00-17h00
Lieu: Le 108, 108 rue de Bourgogne à Orléans
Tarif: 140 € (+ 10 € d’adhésion à l’association, obligatoire pour l’assurance)
Le repas peut être pris sur place le midi, apporter son pique-nique.

Contact : stephaniedachary@centsoleils.org

SEULS LES PIRATES en compétition française au FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM de MARSEILLE

Nous sommes fiers et heureux de vous annoncer que Seuls les pirates de Gaël Lépingle a été sélectionné pour concourir en compétition française au Festival International de Cinéma de Marseille (FID), pour sa 29e édition. Le festival aura lieu du 10 au 16 juillet 2018. Deux projections publiques du film auront lieu le vendredi 13 juillet à 16h15 et le dimanche 15 juillet à 15h.
« Intempestif, audacieux, pertinent, insoumis, aussi surprenant que notre monde sait l’être, voilà le genre de cinéma que le FID se réjouit de défendre. »
Bravo à Gaël et toute l’équipe du film, merci encore à celles et ceux qui ont participé et soutenu le projet, et bonne chance à Seuls les pirates dans cette compétition nationale !
L’équipe de Cent Soleils
https://fidmarseille.org/ 2018 © Cent Soleils / Perspective Films

SUR LES ONDES : Mai 68 dans le cinéma documentaire

Romaric Jouan et son équipe de cinéphiles un peu fous de GRAFFITI CINÉMA (RCF 45) ont invité Cent Soleils pour une émission spécial Mai 68 dans le cinéma documentaire.
Au menu : Chris. Marker, les groupes Medvedkine, une ouvrière des usines Wonder, une chanson de Colette Magny et plein d’autres choses…

émission du 29/05/2018

https://rcf.fr/culture/cinema/mai-68-dans-le-cinema-documentaire

SOIRÉE CINÉ-CONCERT VENDREDI 08/06/18

A PARTIR DE 19h au 108 !

en partenariat avec DÉFI

1#  LE BEFORE DE DÉFI

19h / 21h

=> Concert / programmation en cours …

2# TOUKI-BOUKI

De Djibril Diop Mambety

22h /   ∼ 23h30 :

Sénégal | 1973 | 110 minutes | 16 mm | couleur

Il y a du Pierrot le fou dans ce film du Sénégalais Djibril Diop Mambety du rouge sang du bleu mer. De l’allégresse, du rythme… et une moto à cornes, celle du héros, Mory, qui voit son troupeau décimé à l’abattoir. Avec sa Triumph Bonneville ainsi décorée, il parcourt Dakar et sa région. La rage au cœur. Les yeux fixés sur « L’Ancerville », paque- bot blanc en partance pour la France et sur Anta, sa bien-aimée. Tous les deux rêvent de Dakar-Paris, aventures autrement plus folles que le Paris-Dakar. Mais ce n’est pas dans le sable qu’ils s’enliseront mais dans leurs rêves.

3# DJ-SET

23h30

La Classe Internationale (groove planétaire)

Restauration et buvette sur place.

ENTRÉE par la Rue des Ormes Saint-Victor

GOLDEN GLOVES + ENTRE TU & VOUS – 17/05/18

GLODEN GLOVES de Gilles Groulx

Canada|1961|27 minutes| 16mm|noir et blanc

Plus qu’un film sur la boxe, ce court métrage de Gilles Groulx est une peinture d’un milieu social. Un milieu où Noirs, Blancs, anglophones et francophones sont dans la même misère et où l’on voit dans la boxe un moyen de se sortir de sa condition sociale.

ENTRE TU ET VOUS de Gilles Groulx

Canada|1969|64 minutes| 16mm|noir et blanc

Ce long métrage de fiction est une chronique de la vie quotidienne, un portrait de la dépendance de l’individu à l’égard de la société de consommation, dans la mesure où elle réduit l’humain et le dégrade par ses structures mêmes, et qui doit, selon Gilles Groulx, être contestée et transformée. Tourné dans un contexte socio-économique datant de 1969, ce film ne nous offre point d’histoire avec épisodes et intrigue, mais une série de sept séquences retraçant la vie d’un couple et sa dissolution progressive dans un univers où la séduction joue sans cesse.

Né à Montréal en 1931, disparu à l’âge de 63 ans, Gilles Groulx laisse une œuvre esthétiquement forte et exigeante, politiquement engagée et subversive, mais toujours bien ancrée dans la réalité, c’est-à- dire proche des préoccupations et des aspirations des travailleurs, des gens ordinaires et du peuple. Au sein de l’Office National du Film canadien, ses films ont contribué à l’émergence du cinéma québécois.

En présence d’un intervenant (sous réserve).

20h au 108 Rue de Bourgogne – Orléans
Entrée Libre

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