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Le Cœur du conflit

MARDI 1er OCTOBRE
20h • le 108
Soirée en présence des réalisateurs

LE CŒUR DU CONFLIT

Judith Cahen et Masayasu Eguchi
France, Japon | 2017 | 79 minutes | couleur et noir et blanc

En ouverture, sur fond de cheminées de centrale nucléaire, cette apostrophe : « Est-ce que vous semez demain si le monde vient à sa fin ? » Question pressante suivie d’une remarque d’Eisenstein soulignant que le conflit est le principe même du montage. Voilà d’emblée posée la matrice du film : le monde, son avenir dans un espace nucléarisé, d’une part, le cinéma en tant que représentation avec le montage comme mode opératoire, d’autre part.
Et Judith et Masa, devenus alter ego de fiction des deux cinéastes, flanqués parfois de leurs doubles, de nous embarquer dans une cascade de questions enchâssées. Elle la Française, lui le Japonais, couple et cinéastes, nous mènent dans un va-et-vient entre Paris, Fukushima et Hiroshima. Sont convoqués, de digressions en rebonds inattendus, Duras aussi bien que parents, enfants, désirs et peurs. Le conflit du titre se déplie en un mille-feuille, où interfèrent l’Histoire et « la question de l’intime vers le politique », se confrontent le désir politique, le désir d’enfant et le désir de film (« faire un enfant politique », suggère-t-elle), se contaminent les modes et les régimes d’images (journal filmé, documentaire, fiction). Un film auto-réflexif qui, sans se départir d’un ton burlesque, mâtiné d’auto-dérision et de (fausse ?) légèreté, avance, sinueux, selon les principes du questionnement, de la comparaison et de la contamination. Une fable politique où l’irradiation joue autant comme métaphore et principe que comme menace invisible et tangible.
Nicolas Feodoroff,
FID Marseille 2017

The image you missed

MARDI 17 SEPTEMBRE
20h • le 108

Cent Soleils a découvert ce film au Cinéma du réel en 2018.

THE IMAGE YOU MISSED

Dónal Foreman
Irlande, France, États-Unis | 2018| 73 minutes | HD | couleur et noir et blanc
Dónal Foreman a rarement vu son père, le documentariste américain d’origine irlandaise Arthur MacCaig, mort en 2008. Plongeant dans ses archives, il apprend à connaître ce Parisien d’adoption à travers ces images parfois inédites sur le sujet qui l’a occupé toute sa vie : le conflit nord-irlandais.
(source : filmdocumentaire.fr)

Atelier réalisation été 2019

Il reste des places !!! N’hésitez pas à vous inscrire !

12-16 ans | Le Dojo, 108 rue de Bourgogne | Du 16 au 20 juillet 2019

Quel raccourci clavier pour faire le symbole copyright ... Cent Soleils

 

L’atelier a pour objectif d’aboutir à la réalisation d’un court métrage de fiction.

5 jours d’ateliers comprenant une phase d’écriture du scénario, une phase de tournage, puis une phase de montage.

Quel raccourci clavier pour faire le symbole copyright ... Cent Soleils

Le sujet n’est pas encore défini car nous souhaitons connaître les envies des participant.es et construire l’atelier en lien avec eux/elles. Cela pourrait être le fantastique, la comédie, l’horreur, la comédie dramatique … Nous attendons vos propositions !

L’intervenant:

Mohamed Ouzine, est réalisateur professionnel, prix de l’œuvre audiovisuelle, étoile de la SCAM 2017 et a déjà encadré l’atelier l’an dernier.

Les modalités pratiques :

– 8 participants entre 12 et 16 ans

– du 16 au 20 juillet au 108 rue de Bourgogne

– 9h00-12h00 / 14h00-17h00 (l’intervenant reste présent sur le temps de la pause déjeuner, possibilité de déjeuner sur place, prévoir pique-nique )

– 150€ pour les 5 jours d’atelier (acompte de 75€ obligatoire et non  restitué en cas de désistement moins de 7 jours avant le début de l’atelier)

– pour une question d’assurance, l’inscription à l’association est obligatoire pour chacun.e des participant.es. et s’élève à 10€ (elle est valable pour une année civile complète)

– bulletin d’inscription à retourner par mail ou par courrier

 Bulletin inscription atelier été 2019

Contact:

Amandine Granger: chargée de mission d’éducation à l’image

tel: 02 38 53 57 47

courriel: ateliers@centsoleils.org

adresse postale:

Association Cent Soleils

108 rue de Bourgogne

45000 Orléans

 

On sera ravi  de répondre à toutes vos questions ou autres demandes !

 A très bientôt !

 

 

Soirée Courts-métrages à la Corne des Pâtures

Soirée projection de Courts-Métrages Cent Soleils à la Corne des Pâtures

Guinguette | Corne des Pâtures | Baule

Le Mardi 9 juillet 2019 à partir de 22h

Cent Soleils et la Corne des Pâtures vous attendent le mardi 9 juillet à partir de 22h pour une projection 100% Cent Soleils en présence de deux réalisateurs, Vianney Lambert et Simon Leclère ! Vous aurez l’occasion de découvrir une sélection de 6 courts-métrages de 10 minutes issus des collections Un Jour en France et Un autre Jour en France.

Au programme:

Rêveries matinales – Un film de Charlie Rojo

A travers le récit et les réflexions du narrateur, qui oscillent entre présent et passé, se dessine alors en toile de fond un portrait du « cher pays de notre enfance » …

 

Minimum Vital – Un film de Simon Leclère

Tous les trois mois, chaque bénéficiaire du RMI est invité à s’entretenir avec un assistant social afin d’évaluer le degré de réussite de son contrat d’insertion et, au besoin, de définir de nouveaux objectifs. Le renouvellement de ce contrat dépend notamment de la preuve apportée par le bénéficiaire des efforts consentis pour sortir du dispositif. Dans les faits, les radiations sont rares, et ces entretiens relèvent davantage de la formalité réglementaire. Mais ils sont l’occasion d’échanges à cœur ouvert et, observés dans leur diversité, ils révèlent la multiplicité des formes et la singularité des incarnations de ce que l’on a coutume de désigner aujourd’hui sous les termes génériques de « précarité » et d’ »exclusion ».

 

Lieux communs – Un film de Mohamed Ouzine

Un après-midi filmé entre une fillette et sa grand-mère, prétexte pour évoquer leurs origines, et autres lieux communs.

 

Suivis de:

Bizou bizou – Un film de Nadejda Tilhou

Il est arrivé… un jour. Quel jour ? Je ne m’en souviens pas. Lui non plus. “Chez nous on s’en fout, quel jour on est.” Pourtant, depuis qu’il est là, le cours des choses est changé.

 

Bienvenue chez nous – Un film de Vincent Reignier

C’est le jour J pour Ikea à Orléans. L’inauguration du premier magasin s’annonce grandiose. Des employés terminent d’arranger les derniers articles dans les grandes allées. Un animateur éloquent, des musiciens en costume et une mascotte bicolore prennent place. Durant les dernières heures avant l’arrivée des premiers clients, deux mises en scène s’installent et s’entremêlent : celle de la consommation et celle du spectacle.

 

Éloge de la boîte à chaussure – Un film de Vianney Lambert

J’ai trouvé il y a très longtemps une boîte remplie de photos et de vieux papiers. Elle était là, abandonnée au milieu d’objets divers, dans une brocante. Plus personne n’en voulait, sauf le brocanteur qui l’avait dénichée par hasard. Mais lui ne s’intéressait pas à ces photos de famille en noir et blanc sans âge, ni aux rouleaux de pellicule et à ces négatifs rangés méticuleusement dans des petites enveloppes datée de l’été 1942…
Hier, j’ai eu à nouveau envie de fouiller dans cette boîte…

 

Venir à La Corne des Pâtures:

Toutes les informations sont disponibles sur le site internet de la Corne des Pâtures:

http://www.lacornedespatures.com/venir-a-la-guinguette/

Vous y trouverez également la programmation de la Corne des Pâtures pour la saison 2019.

 

À très vite !

Le cinéma là où on ne l’attend pas

LE CINEMA LA OU ON NE L’ATTEND PAS 

VENDREDI 14 JUIN 

Le 108 / Rue de Bourgogne / Orléans

Soirée ciné et concert à partir de 22h00 

En partenariat avec l’association Défi 

TERRA FRANCA, un film de Leonor Teles 

Portugal | 2018 | 82 minutes | HD | couleur 

Sur les berges du Tage au Portugal, un homme vit entre la tranquillité du fleuve et les relations qui le rattachent à la terre. Filmé aux quatre saisons, Terra Franca fait le portrait de la vie du pêcheur portugais Albertino, entouré de sa femme Dalia et de ses filles, dont l’aînée s’apprête à se marier. La fin d’un cycle de vie, à hauteur de barque et de regard. 

 

Je voulais prendre un espace concret et familier pour les personnes que je filmais, et travailler sur l’échelle, l’angle et la hauteur pour le transformer en un espace cinématographique. Le plan fixe (sur trépied) permet de créer une forte composante esthétique, en particulier dans les documentaires où la concentration du réalisateur, son implication et sa confiance en lui, sont de rigueur. Je parle de confiance en soi car il faut être convaincu de se trouver au bon endroit et que quelque chose va se passer dans l’espace délimité par le cadre. 

La transformation de l’espace physique en espace cinématographique s’opère lorsque l’on trouve la bonne distance, c’est-à-dire l’écart que l’on peut maintenir et identifier entre ce qui est filmé et ce que nous voulons filmer. Le lieu déterminé par le plan indique l’équilibre entre ces deux espaces : c’est la place du réalisateur lorsqu’il rencontre les autres et se lie avec eux. 

 

Leonor Teles, extrait d’interview/ dossier de presse

Disneyland, mon vieux pays natal

MARDI 19 NOVEMBRE
20h • le 108

Dans le cadre du Mois du film documentaire, Cent Soleils s’associe à Images en bibliothèques et à la programmation coordonnée par la médiathèque d’Orléans autour de la thématique « un monde en soi ».

DISNEYLAND, MON VIEUX PAYS NATAL
Arnaud des Pallières
France | 2001 | 46 minutes | DV Cam | couleur

« Je ne vois pas une image de ce film qui soit triste. Les images de ce film sont objectives, elles ne sont pas tristes. Aucune image de ce film, sans le son, ne provoque le moindre sentiment. Le sentiment,
je crois, ne vient jamais que de la confrontation d’une image et d’un son (dont, éventuellement, un texte). »
Entretien avec Arnaud des Pallières, Claire Jacquet, 2001, Trouble, n°1

Le cinéma du réel en circulation

Projection le 28 mai 2019 à 20h00 au 108 rue de Bourgogne à Orléans !

Madame Baurès

 En présence du réalisateur Mehdi Benallal et du producteur Guillaume Massart !

et

Presque un siècle

de Pascale Bodet.

Issus de la compétition et de la sélection française de la 41e édition du festival Cinéma du réel ce programme et cette séance rend compte de la diversité des démarches des cinéastes dans le documentaire contemporain. Ce programme est en circulation dans toute la France de fin mars à juin.

Presque un siècle

Un film de Pascale Bodet
France | 2019 | 52 minutes

Quiconque s’aventure à filmer les très vieux (la grand-mère de Pascale Bodet a 99 ans, presque un siècle) court le risque de voir l’oeil du specta­teur ne retenir que le pittoresque du dernier âge. Pire : qu’on trouve le film « cocasse », « tendre », « touchant ». Si Presque un siècle est un film (très) drôle et (infiniment) émouvant, ce n’est pas tant, ou pas seulement, en raison de la drôlerie de ses person­nages (Pierre, l’ami de la grand-mère, qui planifie son propre enterrement comme on organise un gala) ou de l’attention avec laquelle Pascale Bodet saisit les gestes endormis et le timbre vibrionnant d’une très vieille dame dont la vie se maintient sur un périmètre minuscule – petits efforts, petites plaintes, petits agacements. C’est parce qu’avec une innocence symétrique à celle de son person­nage, il n’en finit pas de s’interroger autant sur ce grand âge que sur la possibilité même d’en faire un film. Cela commence avec les yeux et les oreilles, comme pour s’assurer qu’il y aura bien à voir et à entendre : la grand-mère s’inquiète pour les yeux de la petite-fille, et la cinéaste en retour l’implore de bien vouloir mettre à ses oreilles ses prothèses. Derrière la caméra, la cinéaste dit « mamie », mais c’est autant une parole de petite fille que de cinéaste aux prises avec son personnage et avec son film, tous trois mis à égalité jusqu’à la douce capitulation d’un « oui mamie » en parfait point final.
(Olivia Cooper-Hadjian)

 

Madame Baurès

Projection en présence du réalisateur et du producteur Guillaume Massart !

Un film de Mehdi Benallal
France | 2019 | 18 minutes

Balade à travers les actuelles communes de Vincennes et de Saint Mandé où a vécu et lutté Madame Baurès, femme, communiste. En off, la voix du cinéaste rapporte son sou­venir du récit que Raymonde lui a confié. Sa petite histoire fragmentée tente de se recoudre à la grande : l’histoire des banlieues parisiennes, le travail à l’usine, le monde ouvrier, l’arrivée des HLM, les élans collec­tifs, les bagarres personnelles. Sur ce récit, le film laisse le présent s’in­filtrer, des résonances se font, des coïncidences se créent. La caméra est discrète, elle enregistre les pas­sants de ces communes transfor­mées, les promeneurs du Bois de Vincennes, intercepte des voix. Et sur la difficulté d’exister d’une femme, le cinéaste, lui, affronte l’im­possibilité de porter un regard. On lui demande s’il a le droit d’être là pour filmer, pour qui il travaille, s’il a des autorisations. Apparaît la crainte que l’histoire soit oubliée et reste figée dans les statues qui témoignent des luttes du passé et ne semblent plus faire corps avec leur paysage. Finalement, le présent échappe, Madame Baurès bascule et le film la suit. Pour corps il y aura les statues, mémoriaux enfin revita­lisés par le souvenir. Pour voix, il y aura un écho de l’Internationale. L’adresse change, le « elle » devient un « vous ». Une dernière lettre, un adieu à une femme et à son monde. Un film pour aider, recenser « les petites gens » et raconter peut-être l’histoire d’une femme qui tient, et celle de l’idée d’une commune qui meurt.
(Clémence Arrivé)

LE COUREUR DE FOND A PANTIN !

« Le coureur de fond » a été sélectionné dans la rubrique « Panorama » au festival « Côté Court » de Pantin qui aura lieu en juin 2019 et qui vient de dévoiler sa programmation ! On est très contents !

Il sera projeté les:

  • Lundi 10 juin à 21h45 – salle 3
  • Vendredi 14 juin à 18h – salle 1

https://www.cotecourt.org/index.php

 

Cérémonie d’ouverture du Festival : Mercredi 5 juin à 20h30 au Ciné 104

 L’ouverture est un moment festif où l’on se rencontre, où l’on se retrouve pour certains… La promesse de 10 jours pétillants.

 Cérémonie de clôture du Festival : Samedi 15 juin à 18h30 au Ciné 104

 C’est là que seront remis les prix de la 28e édition. Mais au-delà de ces distinctions, cette soirée est surtout l’occasion de revenir sur 10   jours de cinéma, dans la joie et la fête ! 

 

Le cœur du conflit

MARDI 1er OCTOBRE
20h • le 108
Soirée en présence des réalisateurs

LE CŒUR DU CONFLIT

Judith Cahen et Masayasu Eguchi
France, Japon | 2017 | 79 minutes | couleur et noir et blanc

En ouverture, sur fond de cheminées de centrale nucléaire, cette apostrophe : « Est-ce que vous semez demain si le monde vient à sa fin ? » Question pressante suivie d’une remarque d’Eisenstein soulignant que le conflit est le principe même du montage. Voilà d’emblée posée la matrice du film : le monde, son avenir dans un espace nucléarisé, d’une part, le cinéma en tant que représentation avec le montage comme mode opératoire, d’autre part.
Et Judith et Masa, devenus alter ego de fiction des deux cinéastes, flanqués parfois de leurs doubles, de nous embarquer dans une cascade de questions enchâssées. Elle la Française, lui le Japonais, couple et cinéastes, nous mènent dans un va-et-vient entre Paris, Fukushima et Hiroshima. Sont convoqués, de digressions en rebonds inattendus, Duras aussi bien que parents, enfants, désirs et peurs. Le conflit du titre se déplie en un mille-feuille, où interfèrent l’Histoire et « la question de l’intime vers le politique », se confrontent le désir politique, le désir d’enfant et le désir de film (« faire un enfant politique », suggère-t-elle), se contaminent les modes et les régimes d’images (journal filmé, documentaire, fiction). Un film auto-réflexif qui, sans se départir d’un ton burlesque, mâtiné d’auto-dérision et de (fausse ?) légèreté, avance, sinueux, selon les principes du questionnement, de la comparaison et de la contamination. Une fable politique où l’irradiation joue autant comme métaphore et principe que comme menace invisible et tangible.
Nicolas Feodoroff,
FID Marseille 2017

Un (autre) jour en France : le DVD est disponible !

C’était en 2007… Les deux collectifs Cent Soleils et Sans Canal Fixe réalisent ensemble à l’approche de l’élection présidentielle une collection de courts métrages. Elle s’intitule Un jour en France et rassemble 9 films portant un regard sur la France, écrits et réalisés « sous contraintes » : temps du récit (1 jour), durée du film (10 minutes maximum).
10 ans plus tard les deux collectifs rebattent les cartes et proposent à l’approche d’une autre élection de nouveaux courts métrages : c’est Un autre jour en France.
Le DVD que nous éditons aujourd’hui rassemble ces deux collections.

Tarif : 15 € tarif public, 10 € pour nos adhérents !

LE BON DE COMMANDE EST TELECHARGEABLE ICI

Le DVD est également disponible sur le catalogue de l’ADAV !


UN JOUR EN FRANCE – 2007 – 84 min.

9 films de Brice Kartman | Vianney Lambert | Simon Leclère | Maud Martin | Cédric Michel | Anne Moltrecht | Mohamed Ouzine | Charlie Rojo | Ludovic Veuille

UN AUTRE JOUR EN FRANCE – 2017- 97 min. – coprod. Bip-TV

11 films de Franck Lecardonnel | Caroline Le Roy | Cédric Michel | Mohamed Ouzine | Jean Riant | Vianney Lambert | Cédric Michel | Anne Moltrecht | Yvan Petit | Charlie Rojo | Nadejda Tilhou | Franck Wolff | Interludes animés de Félix Blondel & Shih-huan Shaw | Création sonore d’Emmanuel Chicon

Une coproduction Cent Soleils & Sans Canal Fixe | Avec la participation du CNC, de Ciclic Centre Val-de-Loire et des contributeurs Ulule

Toutes les infos sur le site unautrejourenfrance

 

 

 

 

 

 

Soirée documentaires indiens

ARCHIVES EN LUMIERE 

MARDI 07 MAI 

Le 108 

20h00 

Une sélection de films indiens produits par Films Division of India (FDI), département de production cinématographique documentaire, pédagogique et d’animation créé par le gouvernement indien en 1948. 

 

TRIP, un film de Pramod Pati 

Inde| 1968 | 04 minutes | HD | couleur 

Ce film sur Bombay emploie le time-lapse et une bande-son abstraite pour décrire la nature évanescente et fugace de la vie urbaine moderne. La quintessence du documentaire expérimental indien sur l’environnement urbain, utilisé comme un outil pédagogique concernant le time-lapse, le son direct et la lumière, tout en proposant la chronique historique d’une ville. 

 

AND I MAKE SHORT FILMS, un film de S.N.S. Sastry 

Inde| 1968 | 15 minutes | HD | Noir et blanc 

Sastry bouscule toutes les conventions du film documentaire afin de détruire le mythe d’une soi-disant « vérité » de l’image. Un essai corrosif et irrévérencieux sur la raison d’être du cinéma documentaire et sur les responsabilités du réalisateur. Est-il un simple technicien qui s’adonne à un exercice formel, ou bien est-il engagé dans les préoccupations sociologiques dont le cinéma devrait rendre compte ? L’un de ces objectifs cinématographiques est-il plus noble et respectable que l’autre ? 

 

AND MILES TO GO, un film de S. Sukhdev 

Inde| 1967 | 14 minutes | HD | Noir et blanc 

Ce film a pour objectif de réveiller les consciences sociales à travers un contraste entre des images de gens pauvres et de nantis. Il met en lumière certains maux de la société indienne et montre au peuple comment il doit coopérer avec le gouvernement dans la lutte contre la corruption qui gangrène le pays. And Miles to Go…, jugé trop révolutionnaire, subit une lourde censure : ses propositions radicales furent en effet noyées sous le volume d’une nouvelle bande-son. 

 

I AM 20, un film de S.N.S Sastry 

Inde| 1967 | 18 minutes | HD | Noir et blanc 

 

Vingt ans après l’indépendance de l’Inde, le réalisateur sillonne le pays et interroge la jeunesse – ceux qui sont nés en 1947, le Jour de l’Indépendance. Que représente l’indépendance à leurs yeux ? Quels sont leurs rêves ? Quel regard portent-ils sur eux-mêmes et sur la jeune nation qu’ils symbolisent ? Les réponses recèlent un mélange d’idéalisme, d’ironie, de sarcasme, de consternation, d’espoir et d’optimisme. Ce film est aussi pertinent aujourd’hui qu’à l’époque de sa réalisation, il y a plus de cinquante ans. 

 

Il est intéressant de voir que l’on peut arracher quelque chose de la langue du pouvoir. Dans I Am 20 (film de S.N.S. Sastry, projeté pendant la séance « Exploding India »), chaque personne parlait pour la première fois sa propre langue en Inde. On entend à la fois du tamoul, du kerala, de l’anglais, des paysans qui parlent leur propre dialecte. Il y a ici une polyphonie qui me passionne : c’est-à-dire l’idée qu’il n’y a pas une seule langue qui nous dirait quoi penser, mais un éventail, une dispersion, et même une dissémination de la langue. On peut alors s’intéresser à la langue de l’autre. Ce ne sont jamais des films qui représentent une seule personne, ni un seul point de vue. 

Federico Rossin in Débordements 

Le 109 du cinéma : projection

LE 109 DU CINEMA 

MARDI 02 AVRIL 2019 

Le 108 

20h00

 

Trois jeunes réalisateurs, trois films parlant de problématiques de la jeunesse d’aujourd’hui : les migrations et le rapport aux origines ; l’ultra-connexion et le lien aux autres, au monde ; la culture urbaine et la danse comme exutoire. 

 

LE RETOUR, un film de Pang-Chuan Huang 

France | 2017 | 20 minutes | HD | couleur 

Deux trajets différents se déroulent simultanément dans deux époques. L’un est un retour par chemin de fer, une traversée de deux continents. Le second, construit autour d’une ancienne photographie familiale, retrace un parcours de la guerre. Le balancement rythmique du train confond le passé et le présent, une mémoire oubliée et recouverte de poussière resurgit. 

 

 

ONDES NOIRES, un film d’Ismaël Joffroy Chandoutis 

France | 2018 | 21 minutes | HD | couleur 

Une société ultra-connectée où les ondes ont envahi presque tous les espaces. Trois personnes intolérantes aux radiations électromagnétiques témoignent de leur survie au sein d’un monde qui leur semble de plus en plus inaccessible. 

«Partir, au plus loin comme au plus proche, enregistrer d’autres gestes, d’autres corps, […] puis revenir ensuite pour transmettre cette expérience du monde aux spectateurs : ce mouvement définit traditionnellement la vocation du cinéma documentaire, art de rendre compte de la réalité à partir de la réalité même, sans artifices. Pour ma part, j’attends davantage du cinéma : qu’il ne se contente pas de filmer le monde tel qu’il serait, mais qu’il fasse voir au-delà […] qu’il l’interroge, l’interprète, le mette en forme, le reconstruise, m’offrant de me situer personnellement face à lui. » Patrick Leboutte 

 

LES INDES GALANTES, un film de Clément Cogitore 

France | 2018 | 05 minutes | HD | couleur 

Le krump est une danse née dans les ghettos noirs de Los Angeles après les émeutes de 1995. Clément Cogitore, à travers cette performance filmée sur le plateau de l’opéra Bastille, crée une battle entre la culture urbaine et la musique de Rameau. 

 

Le salon des affranchis : Je taille des sourires dans les plaies des montagnes.

LE SALON DES AFFRANCHIS 

MARDI 05 MARS 

Le 108 

20h00 

JE TAILLE DES SOURIRES DANS LES PLAIES DES MONTAGNES, un film de Nelly Massera 

France | 2017 | 95 minutes | HD | couleur 

Soirée en présence de la réalisatrice

Achour a 30 ans. De jour comme de nuit, il marche, inlassablement. L’âme rebelle, il sillonne Alger et ses périphéries, squatte chez des amis et régulièrement quitte le centre ville pour retrouver la proche montagne en Kabylie, son alter ego. C’est dans ce paysage, marqué dans sa chair par la guerre et le terrorisme, que se poursuit une part de sa résistance, mobile et ascendante. 

Musicien algérien de punk-hardcore, Achour a un temps crié sa colère contre le régime de son pays et chanté « Anarchytecture ». Mais le mouvement s’est essoufflé, les amis se sont séparés. Son mur Facebook est devenu son carnet de notes, sa fenêtre ouverte sur le monde. 

C’est un cri lancé à l’écho des montagnes, entre mur virtuel, façades infinies des grands ensembles et les strates des falaises minérales. Un cri qui nous revient. 

 

« Lorsqu’on s’apprête à prendre une photo et qu’on regarde l’apparence du monde, on doit s’efforcer de regarder attentivement un objet concret. Au bout d’un moment ce n’est plus la surface de l’objet qu’on voit, mais l’intérieur de son image, son noyau. (…) La photographie et le cinéma n’ont pas le même format. Mais, à travers l’objectif, on observe un objet, le monde de l’objet, et c’est de là que va venir l’image. (…) Il n’y a pas de cadre à l’image, il s’agit d’observer. Il n’y a pas de monde limité. C’est pareil pour la peinture. Quand on regarde quelque chose, on ne peut se contenter d’un simple regard. Ce qui compte c’est se demander : « qu’est-ce qu’une chose ? » (…) On se demande comment regarder le sentiment qui en émane, et comment ce sentiment apparaît à travers l’image.(…) » 

Wang Bing / « Alors la Chine » (ed. Les prairies ordinaires) 2014

SEULS LES PIRATES AUX CARMES LE 7 FEVRIER

SEULS LES PIRATES, un film de Gaël Lépingle

Long-métrage | Fiction | France | 2018 | 90 minutes | HD

En séance exceptionnelle à Orléans

Après avoir été primé l’été dernier au Festival International de Cinéma de Marseille (FID), sélectionné en novembre au festival Entrevues de Belfort, Seuls les pirates sera dévoilé aux Orléanais le 7 février 2019, à 19h30, au cinéma Les Carmes.

Gaël Lépingle signe ici son premier long métrage de fiction.

Projection en présence de l’équipe et suivie d’un verre.

« Gaël Lépingle filme avec une attention rare un certain anonymat provincial, partagé entre petits échecs de la vie et grandes violences administratives. »

Jérôme Momcilovic, Chronicart, septembre 2018-09-21

« Au mot troupe, Gaël Lépingle préfère celui de communauté. (…) Dans Seuls les pirates, la politique est filmée dans ses plus infimes frémissements, comme un courage quotidien, une vigilance de chaque instant. Le petit théâtre de Géro s’obstine à  tenir debout, tel un havre de fiction planté au beau milieu de ce qui s’effondre. »

Murielle Joudet, Le Monde, juillet 2018

La projection du 7 février est un événement organisé en partenariat avec le cinéma Les Carmes. Aux tarifs du cinéma. Tarif spécial adhérent Cent Soleils : 5 €

Festivals : « Rendez-vous with French Cinema » (New York), du 28 février au 10 mars 2019 | « À l’Est du Nouveau » (Rouen), du 26 février au 5 mars 2019 | FID (Marseille) 2018 (Grand Prix de la compétition française) | Entrevues (Belfort) 2017, sélection Films en cours

http://centsoleils.org/WordPress/seuls-les-pirates/

http://perspectivefilms.fr/seuls-les-pirates/

Seuls les pirates est sur facebook

« SEULS LES PIRATES » en festival (et prochainement à Orléans !)

Le film de Gaël Lépingle est sélectionné au « Rendez-vous with French Cinema » à New York, du 28 février au 10 mars ainsi qu’au Festival « `À l’Est du Nouveau » à Rouen, du 26 février au 5 mars.

Programmé au cinéma Les Carmes à Orléans le jeudi 7 février à 19h30, il lancera la saison 2019 de programmation de Cent soleils.
Seuls les pirates
Seuls les pirates
Depuis le FID  Marseille où il a obtenu le Grand Prix de la Compétition Française, le film a été projeté à Paris (Cinéma l’Archipel), Belfort (festival Entrevues, essentiellement devant des scolaires) et à nouveau Marseille (vidéoFID, devant une salle pleine et très chaleureuse).

CENT SOLEILS membre de la CINÉMATHÈQUE DU DOCUMENTAIRE

Cent Soleils est désormais membre du réseau de la Cinémathèque du Documentaire !
Le documentaire pour tous les publics, c’est le projet de de ce groupe d’intérêt public initié par la Scam, pour que se croisent les idées et les regards et pour valoriser les auteurs du documentaire à la Bibliothèque publique d’information (Bpi) du Centre Georges-Pompidou à Paris et à travers un réseau d’une trentaine de lieux dans toute la France.
À très bientôt, donc, pour une nouvelle programmation pleine de richesses diverses, avec un premier rendez-vous pour  le jeudi 7 février à 19h30 au cinéma Les Carmes à Orléans.

> LA CINÉMATHÈQUE DU DOCUMENTAIRE

Je vous aimais…Trois Romances de Victor Kossakovski 13 novembre 20h00 au 108

Dans le cadre de sa participation à la 19ème édition du Mois du film documentaire, Cent Soleils est heureuse de vous inviter à la projection du film de Victor Kossakovski « Je vous aimais…Trois Romances » qui aura lieu le 13 novembre à 20h00 en salle C11 du 108 rue de Bourgogne à Orléans.

Pavel Kogan et Lialia Stanukinas ont donné autrefois à Saint-Pétersbourg des cours de réalisation à Victor Kossakovski, puis le couple a émigré en Israël. Pavel, très malade, nécessite des soins permanents que Lialia lui prodigue avec amour.

Sergueï et Natacha ont à peine 20 ans et veulent se marier.Leurs familles prennent tout en main. A travers ce repas de noces faussement joyeux,un désenchantement se dégage qui étouffe déjà cet amour naissant.

Au jardin d’enfants: Katia aime Sacha. Mais Sacha aime aussi Arina, Macha, Ksioucha… Après une brève idylle, il rejette l’amour de Katia.Victor Kossakovski filme l’immense chagrin de Katia.

Je vous aimais…Trois Romances
Victor Kossakovsky, Russie,102 minutes,2000, VOSTF

MOISDUDOCUMENTAIRE-6P-2018-OK-VF(1)
Cent Soleils
Lieu de projection:
Le 108
108, rue de Bourgogne
45000 Orléans

Participation Libre

ÉLOGE DE LA BOÎTE À CHAUSSURES entre au catalogue ‘IMAGES DE LA CULTURE’ du CNC

Le film Éloge de la boîte à chaussures (coll. Un autre jour en France), de Vianney Lambert, est entré au catalogue ‘Images de la Culture’ du CNC.

France • 2017 • 9′

J’ai trouvé il y a très longtemps dans une brocante une boîte de photos et de vieux papiers. Plus personne ne s’intéressait à ces photos prises à Alger durant l’année 1942. Hier, j’ai eu à nouveau envie de fouiller dans cette boîte. J’y ai retrouvé une étrange carte de visite…

L’avis d’un membre de la commission Images en Bibliothèque :

A l’écran : un dessin. L’image bruite à la façon d’une vieille pellicule abîmée par le temps. Et puis, le réalisateur nous invite dans son appartement où il sort, un à un, documents et photographies contenus dans une vieille boite à chaussures ; des images arrêtées qu’il vient mettre en mouvement. Émerge alors l’histoire morcelée d’un homme dont le visage revient souvent. Se dresse un portrait en creux où les faits historiques, les lieux, les noms semblent être les seuls points d’ancrage et servent d’amorces pour imaginer ce que ces photographies peuvent raconter. Le document agit en preuve et vient nourrir le récit. L’intime rebondit sur l’époque et les deux histoires, la petite et la grande, jaillissent en pointillés. Qui était cet homme ? Que vivait-il cet été-là, en 1942 à Alger ? En neuf minutes, Vianney Lambert, avec sa voix feutrée, tente de reconstituer l’autre, sa vie supposée, ce qui n’est pas sur la photographie et il parvient à créer une mise en abîme poétique où le film devient à son tour cette petite boite contenant une histoire. Et l’on referme le tout en pensant aux myriades de petites boites attendant, peut-être, sur l’étal d’une brocante ou dans la tête d’un cinéaste.

Aurélie Solle, Bibliothèque publique d’information, Paris