Archives de catégorie : Projection

Le cinéma là où on ne l’attend pas

LE CINEMA LA OU ON NE L’ATTEND PAS 

VENDREDI 14 JUIN 

Le 108 / Rue de Bourgogne / Orléans

Soirée ciné et concert à partir de 22h00 

En partenariat avec l’association Défi 

TERRA FRANCA, un film de Leonor Teles 

Portugal | 2018 | 82 minutes | HD | couleur 

Sur les berges du Tage au Portugal, un homme vit entre la tranquillité du fleuve et les relations qui le rattachent à la terre. Filmé aux quatre saisons, Terra Franca fait le portrait de la vie du pêcheur portugais Albertino, entouré de sa femme Dalia et de ses filles, dont l’aînée s’apprête à se marier. La fin d’un cycle de vie, à hauteur de barque et de regard. 

 

Je voulais prendre un espace concret et familier pour les personnes que je filmais, et travailler sur l’échelle, l’angle et la hauteur pour le transformer en un espace cinématographique. Le plan fixe (sur trépied) permet de créer une forte composante esthétique, en particulier dans les documentaires où la concentration du réalisateur, son implication et sa confiance en lui, sont de rigueur. Je parle de confiance en soi car il faut être convaincu de se trouver au bon endroit et que quelque chose va se passer dans l’espace délimité par le cadre. 

La transformation de l’espace physique en espace cinématographique s’opère lorsque l’on trouve la bonne distance, c’est-à-dire l’écart que l’on peut maintenir et identifier entre ce qui est filmé et ce que nous voulons filmer. Le lieu déterminé par le plan indique l’équilibre entre ces deux espaces : c’est la place du réalisateur lorsqu’il rencontre les autres et se lie avec eux. 

 

Leonor Teles, extrait d’interview/ dossier de presse

Le cinéma du réel en circulation

Projection le 28 mai 2019 à 20h00 au 108 rue de Bourgogne à Orléans !

Madame Baurès

 En présence du réalisateur Mehdi Benallal et du producteur Guillaume Massart !

et

Presque un siècle

de Pascale Bodet.

Issus de la compétition et de la sélection française de la 41e édition du festival Cinéma du réel ce programme et cette séance rend compte de la diversité des démarches des cinéastes dans le documentaire contemporain. Ce programme est en circulation dans toute la France de fin mars à juin.

Presque un siècle

Un film de Pascale Bodet
France | 2019 | 52 minutes

Quiconque s’aventure à filmer les très vieux (la grand-mère de Pascale Bodet a 99 ans, presque un siècle) court le risque de voir l’oeil du specta­teur ne retenir que le pittoresque du dernier âge. Pire : qu’on trouve le film « cocasse », « tendre », « touchant ». Si Presque un siècle est un film (très) drôle et (infiniment) émouvant, ce n’est pas tant, ou pas seulement, en raison de la drôlerie de ses person­nages (Pierre, l’ami de la grand-mère, qui planifie son propre enterrement comme on organise un gala) ou de l’attention avec laquelle Pascale Bodet saisit les gestes endormis et le timbre vibrionnant d’une très vieille dame dont la vie se maintient sur un périmètre minuscule – petits efforts, petites plaintes, petits agacements. C’est parce qu’avec une innocence symétrique à celle de son person­nage, il n’en finit pas de s’interroger autant sur ce grand âge que sur la possibilité même d’en faire un film. Cela commence avec les yeux et les oreilles, comme pour s’assurer qu’il y aura bien à voir et à entendre : la grand-mère s’inquiète pour les yeux de la petite-fille, et la cinéaste en retour l’implore de bien vouloir mettre à ses oreilles ses prothèses. Derrière la caméra, la cinéaste dit « mamie », mais c’est autant une parole de petite fille que de cinéaste aux prises avec son personnage et avec son film, tous trois mis à égalité jusqu’à la douce capitulation d’un « oui mamie » en parfait point final.
(Olivia Cooper-Hadjian)

 

Madame Baurès

Projection en présence du réalisateur et du producteur Guillaume Massart !

Un film de Mehdi Benallal
France | 2019 | 18 minutes

Balade à travers les actuelles communes de Vincennes et de Saint Mandé où a vécu et lutté Madame Baurès, femme, communiste. En off, la voix du cinéaste rapporte son sou­venir du récit que Raymonde lui a confié. Sa petite histoire fragmentée tente de se recoudre à la grande : l’histoire des banlieues parisiennes, le travail à l’usine, le monde ouvrier, l’arrivée des HLM, les élans collec­tifs, les bagarres personnelles. Sur ce récit, le film laisse le présent s’in­filtrer, des résonances se font, des coïncidences se créent. La caméra est discrète, elle enregistre les pas­sants de ces communes transfor­mées, les promeneurs du Bois de Vincennes, intercepte des voix. Et sur la difficulté d’exister d’une femme, le cinéaste, lui, affronte l’im­possibilité de porter un regard. On lui demande s’il a le droit d’être là pour filmer, pour qui il travaille, s’il a des autorisations. Apparaît la crainte que l’histoire soit oubliée et reste figée dans les statues qui témoignent des luttes du passé et ne semblent plus faire corps avec leur paysage. Finalement, le présent échappe, Madame Baurès bascule et le film la suit. Pour corps il y aura les statues, mémoriaux enfin revita­lisés par le souvenir. Pour voix, il y aura un écho de l’Internationale. L’adresse change, le « elle » devient un « vous ». Une dernière lettre, un adieu à une femme et à son monde. Un film pour aider, recenser « les petites gens » et raconter peut-être l’histoire d’une femme qui tient, et celle de l’idée d’une commune qui meurt.
(Clémence Arrivé)

Soirée documentaires indiens

ARCHIVES EN LUMIERE 

MARDI 07 MAI 

Le 108 

20h00 

Une sélection de films indiens produits par Films Division of India (FDI), département de production cinématographique documentaire, pédagogique et d’animation créé par le gouvernement indien en 1948. 

 

TRIP, un film de Pramod Pati 

Inde| 1968 | 04 minutes | HD | couleur 

Ce film sur Bombay emploie le time-lapse et une bande-son abstraite pour décrire la nature évanescente et fugace de la vie urbaine moderne. La quintessence du documentaire expérimental indien sur l’environnement urbain, utilisé comme un outil pédagogique concernant le time-lapse, le son direct et la lumière, tout en proposant la chronique historique d’une ville. 

 

AND I MAKE SHORT FILMS, un film de S.N.S. Sastry 

Inde| 1968 | 15 minutes | HD | Noir et blanc 

Sastry bouscule toutes les conventions du film documentaire afin de détruire le mythe d’une soi-disant « vérité » de l’image. Un essai corrosif et irrévérencieux sur la raison d’être du cinéma documentaire et sur les responsabilités du réalisateur. Est-il un simple technicien qui s’adonne à un exercice formel, ou bien est-il engagé dans les préoccupations sociologiques dont le cinéma devrait rendre compte ? L’un de ces objectifs cinématographiques est-il plus noble et respectable que l’autre ? 

 

AND MILES TO GO, un film de S. Sukhdev 

Inde| 1967 | 14 minutes | HD | Noir et blanc 

Ce film a pour objectif de réveiller les consciences sociales à travers un contraste entre des images de gens pauvres et de nantis. Il met en lumière certains maux de la société indienne et montre au peuple comment il doit coopérer avec le gouvernement dans la lutte contre la corruption qui gangrène le pays. And Miles to Go…, jugé trop révolutionnaire, subit une lourde censure : ses propositions radicales furent en effet noyées sous le volume d’une nouvelle bande-son. 

 

I AM 20, un film de S.N.S Sastry 

Inde| 1967 | 18 minutes | HD | Noir et blanc 

 

Vingt ans après l’indépendance de l’Inde, le réalisateur sillonne le pays et interroge la jeunesse – ceux qui sont nés en 1947, le Jour de l’Indépendance. Que représente l’indépendance à leurs yeux ? Quels sont leurs rêves ? Quel regard portent-ils sur eux-mêmes et sur la jeune nation qu’ils symbolisent ? Les réponses recèlent un mélange d’idéalisme, d’ironie, de sarcasme, de consternation, d’espoir et d’optimisme. Ce film est aussi pertinent aujourd’hui qu’à l’époque de sa réalisation, il y a plus de cinquante ans. 

 

Il est intéressant de voir que l’on peut arracher quelque chose de la langue du pouvoir. Dans I Am 20 (film de S.N.S. Sastry, projeté pendant la séance « Exploding India »), chaque personne parlait pour la première fois sa propre langue en Inde. On entend à la fois du tamoul, du kerala, de l’anglais, des paysans qui parlent leur propre dialecte. Il y a ici une polyphonie qui me passionne : c’est-à-dire l’idée qu’il n’y a pas une seule langue qui nous dirait quoi penser, mais un éventail, une dispersion, et même une dissémination de la langue. On peut alors s’intéresser à la langue de l’autre. Ce ne sont jamais des films qui représentent une seule personne, ni un seul point de vue. 

Federico Rossin in Débordements 

Le 109 du cinéma : projection

LE 109 DU CINEMA 

MARDI 02 AVRIL 2019 

Le 108 

20h00

 

Trois jeunes réalisateurs, trois films parlant de problématiques de la jeunesse d’aujourd’hui : les migrations et le rapport aux origines ; l’ultra-connexion et le lien aux autres, au monde ; la culture urbaine et la danse comme exutoire. 

 

LE RETOUR, un film de Pang-Chuan Huang 

France | 2017 | 20 minutes | HD | couleur 

Deux trajets différents se déroulent simultanément dans deux époques. L’un est un retour par chemin de fer, une traversée de deux continents. Le second, construit autour d’une ancienne photographie familiale, retrace un parcours de la guerre. Le balancement rythmique du train confond le passé et le présent, une mémoire oubliée et recouverte de poussière resurgit. 

 

 

ONDES NOIRES, un film d’Ismaël Joffroy Chandoutis 

France | 2018 | 21 minutes | HD | couleur 

Une société ultra-connectée où les ondes ont envahi presque tous les espaces. Trois personnes intolérantes aux radiations électromagnétiques témoignent de leur survie au sein d’un monde qui leur semble de plus en plus inaccessible. 

«Partir, au plus loin comme au plus proche, enregistrer d’autres gestes, d’autres corps, […] puis revenir ensuite pour transmettre cette expérience du monde aux spectateurs : ce mouvement définit traditionnellement la vocation du cinéma documentaire, art de rendre compte de la réalité à partir de la réalité même, sans artifices. Pour ma part, j’attends davantage du cinéma : qu’il ne se contente pas de filmer le monde tel qu’il serait, mais qu’il fasse voir au-delà […] qu’il l’interroge, l’interprète, le mette en forme, le reconstruise, m’offrant de me situer personnellement face à lui. » Patrick Leboutte 

 

LES INDES GALANTES, un film de Clément Cogitore 

France | 2018 | 05 minutes | HD | couleur 

Le krump est une danse née dans les ghettos noirs de Los Angeles après les émeutes de 1995. Clément Cogitore, à travers cette performance filmée sur le plateau de l’opéra Bastille, crée une battle entre la culture urbaine et la musique de Rameau. 

 

Le salon des affranchis : Je taille des sourires dans les plaies des montagnes.

LE SALON DES AFFRANCHIS 

MARDI 05 MARS 

Le 108 

20h00 

JE TAILLE DES SOURIRES DANS LES PLAIES DES MONTAGNES, un film de Nelly Massera 

France | 2017 | 95 minutes | HD | couleur 

Soirée en présence de la réalisatrice

Achour a 30 ans. De jour comme de nuit, il marche, inlassablement. L’âme rebelle, il sillonne Alger et ses périphéries, squatte chez des amis et régulièrement quitte le centre ville pour retrouver la proche montagne en Kabylie, son alter ego. C’est dans ce paysage, marqué dans sa chair par la guerre et le terrorisme, que se poursuit une part de sa résistance, mobile et ascendante. 

Musicien algérien de punk-hardcore, Achour a un temps crié sa colère contre le régime de son pays et chanté « Anarchytecture ». Mais le mouvement s’est essoufflé, les amis se sont séparés. Son mur Facebook est devenu son carnet de notes, sa fenêtre ouverte sur le monde. 

C’est un cri lancé à l’écho des montagnes, entre mur virtuel, façades infinies des grands ensembles et les strates des falaises minérales. Un cri qui nous revient. 

 

« Lorsqu’on s’apprête à prendre une photo et qu’on regarde l’apparence du monde, on doit s’efforcer de regarder attentivement un objet concret. Au bout d’un moment ce n’est plus la surface de l’objet qu’on voit, mais l’intérieur de son image, son noyau. (…) La photographie et le cinéma n’ont pas le même format. Mais, à travers l’objectif, on observe un objet, le monde de l’objet, et c’est de là que va venir l’image. (…) Il n’y a pas de cadre à l’image, il s’agit d’observer. Il n’y a pas de monde limité. C’est pareil pour la peinture. Quand on regarde quelque chose, on ne peut se contenter d’un simple regard. Ce qui compte c’est se demander : « qu’est-ce qu’une chose ? » (…) On se demande comment regarder le sentiment qui en émane, et comment ce sentiment apparaît à travers l’image.(…) » 

Wang Bing / « Alors la Chine » (ed. Les prairies ordinaires) 2014

« SEULS LES PIRATES » en festival (et prochainement à Orléans !)

Le film de Gaël Lépingle est sélectionné au « Rendez-vous with French Cinema » à New York, du 28 février au 10 mars ainsi qu’au Festival « `À l’Est du Nouveau » à Rouen, du 26 février au 5 mars.

Programmé au cinéma Les Carmes à Orléans le jeudi 7 février à 19h30, il lancera la saison 2019 de programmation de Cent soleils.
Seuls les pirates
Seuls les pirates
Depuis le FID  Marseille où il a obtenu le Grand Prix de la Compétition Française, le film a été projeté à Paris (Cinéma l’Archipel), Belfort (festival Entrevues, essentiellement devant des scolaires) et à nouveau Marseille (vidéoFID, devant une salle pleine et très chaleureuse).

Je vous aimais…Trois Romances de Victor Kossakovski 13 novembre 20h00 au 108

Dans le cadre de sa participation à la 19ème édition du Mois du film documentaire, Cent Soleils est heureuse de vous inviter à la projection du film de Victor Kossakovski « Je vous aimais…Trois Romances » qui aura lieu le 13 novembre à 20h00 en salle C11 du 108 rue de Bourgogne à Orléans.

Pavel Kogan et Lialia Stanukinas ont donné autrefois à Saint-Pétersbourg des cours de réalisation à Victor Kossakovski, puis le couple a émigré en Israël. Pavel, très malade, nécessite des soins permanents que Lialia lui prodigue avec amour.

Sergueï et Natacha ont à peine 20 ans et veulent se marier.Leurs familles prennent tout en main. A travers ce repas de noces faussement joyeux,un désenchantement se dégage qui étouffe déjà cet amour naissant.

Au jardin d’enfants: Katia aime Sacha. Mais Sacha aime aussi Arina, Macha, Ksioucha… Après une brève idylle, il rejette l’amour de Katia.Victor Kossakovski filme l’immense chagrin de Katia.

Je vous aimais…Trois Romances
Victor Kossakovsky, Russie,102 minutes,2000, VOSTF

MOISDUDOCUMENTAIRE-6P-2018-OK-VF(1)
Cent Soleils
Lieu de projection:
Le 108
108, rue de Bourgogne
45000 Orléans

Participation Libre

SOIRÉE CINÉ-CONCERT VENDREDI 08/06/18

A PARTIR DE 19h au 108 !

en partenariat avec DÉFI

1#  LE BEFORE DE DÉFI

19h / 21h

=> Concert / programmation en cours …

2# TOUKI-BOUKI

De Djibril Diop Mambety

22h /   ∼ 23h30 :

Sénégal | 1973 | 110 minutes | 16 mm | couleur

Il y a du Pierrot le fou dans ce film du Sénégalais Djibril Diop Mambety du rouge sang du bleu mer. De l’allégresse, du rythme… et une moto à cornes, celle du héros, Mory, qui voit son troupeau décimé à l’abattoir. Avec sa Triumph Bonneville ainsi décorée, il parcourt Dakar et sa région. La rage au cœur. Les yeux fixés sur « L’Ancerville », paque- bot blanc en partance pour la France et sur Anta, sa bien-aimée. Tous les deux rêvent de Dakar-Paris, aventures autrement plus folles que le Paris-Dakar. Mais ce n’est pas dans le sable qu’ils s’enliseront mais dans leurs rêves.

3# DJ-SET

23h30

La Classe Internationale (groove planétaire)

Restauration et buvette sur place.

ENTRÉE par la Rue des Ormes Saint-Victor

GOLDEN GLOVES + ENTRE TU & VOUS – 17/05/18

GLODEN GLOVES de Gilles Groulx

Canada|1961|27 minutes| 16mm|noir et blanc

Plus qu’un film sur la boxe, ce court métrage de Gilles Groulx est une peinture d’un milieu social. Un milieu où Noirs, Blancs, anglophones et francophones sont dans la même misère et où l’on voit dans la boxe un moyen de se sortir de sa condition sociale.

ENTRE TU ET VOUS de Gilles Groulx

Canada|1969|64 minutes| 16mm|noir et blanc

Ce long métrage de fiction est une chronique de la vie quotidienne, un portrait de la dépendance de l’individu à l’égard de la société de consommation, dans la mesure où elle réduit l’humain et le dégrade par ses structures mêmes, et qui doit, selon Gilles Groulx, être contestée et transformée. Tourné dans un contexte socio-économique datant de 1969, ce film ne nous offre point d’histoire avec épisodes et intrigue, mais une série de sept séquences retraçant la vie d’un couple et sa dissolution progressive dans un univers où la séduction joue sans cesse.

Né à Montréal en 1931, disparu à l’âge de 63 ans, Gilles Groulx laisse une œuvre esthétiquement forte et exigeante, politiquement engagée et subversive, mais toujours bien ancrée dans la réalité, c’est-à- dire proche des préoccupations et des aspirations des travailleurs, des gens ordinaires et du peuple. Au sein de l’Office National du Film canadien, ses films ont contribué à l’émergence du cinéma québécois.

En présence d’un intervenant (sous réserve).

20h au 108 Rue de Bourgogne – Orléans
Entrée Libre

LES CHEMINANTS – 10/04/18

 20h – Au 108

de Carole Contant

Soirée en présence de la réalisatrice

France|2016|48 minutes| super 8 vidéo|couleur- noir & blanc

Les Cheminants, sont des êtres en constante métamorphose, physique, culturelle, spirituelle, depuis qu’ils ont été «appelés» par la danse. La cinéaste Carole Contant a connu cet appel impérieux. Elle partage aujourd’hui cette expérience avec trois autres cheminants, trois danseurs chorégraphes, Yaïr Bar.

20h au 108 rue de Bourgogne – Orléans

Entrée Libre

CHRISTMAS + SALAMANCA 15/03/18

20h . Le 108

CHRISTMAS

d’Alexandra Kulak & Ruslan Fedotow

Russie | 2013 | 17 minutes | HD|noir et blanc

Une famille de pêcheurs géorgiens se prépare à fêter Noël.

SALAMANCA

d’ Alexandra Kulak & Ruslan Fedotow

Russie|2015|40 minutes| HD|noir et blanc

À Salamanca, le temps s’est figé il y a deux cents ans, quand les premiers Mennonites arrivèrent du Mexique à la recherche de leur terre promise. Ici, les jours, les mois et les années s’écoulent lente- ment. Tout est écrit à l’avance, les vies des habitants répètent inlassablement celles de leurs aïeuls et les trajectoires individuelles se dissolvent dans celle de la communauté. Un homme raconte son enfance, et revient sur la question qui a conditionné toute sa vie.

 

au 108 rue de Bourgogne – Orléans

Entrée Libre

LETTRE À LA PRISON – 15/02/18

de MARC  SCIALOM

JEUDI 15 FÉVRIER à 20h

Le 108

Soirée en présence du réalisateur

France|1969|70 minutes| 35 mm|noir & blanc

En 1970, un jeune Tunisien débarque pour la première fois de sa vie en France, où il est chargé par sa famille de porter secours à son frère aîné, accusé à tort d’un meurtre et emprisonné à Paris.

Il fait d’abord halte à Marseille. Là, il rencontre des Tunisiens étrangement différents de ceux qu’il croisait en Tunisie, des Français qui lui paraissent énigmatiques et une ambiance générale assez inquiétante à ses yeux pour le faire douter peu à peu de ce dont il était sûr, c’est-à-dire de l’innocence de son frère, de sa propre innocence, de sa propre intégrité mentale.

Réalisé en 1969, abandonné, oublié, puis retrouvé 40 ans plus tard, ce film est un témoin inégalé de l’histoire de l’immigration en France: un film de fiction ayant valeur de documentaire, réalisé par un émigré (exilé) entre Tunisie et France.

20h, au 108 rue de Bourgogne, Orléans

Entrée Libre

DÉCOUVREZ NOTRE PROGRAMMATION JUSQU’EN JUIN 2018 !

Après notre cycle de projections «Quand le cinéma s’arrête», il serait facile d’écrire qu’avec cette nouvelle programmation il repart – d’autant que, dans la recherche d’une fixité, il ne cessait d’être en mouvement et de traverser des frontières, géographiquement et formellement, avec quatre dromadaires ou sans.
En 2018, de nouveaux voyages, de nouveaux territoires, cinématographiques et humains. Parcourus il y a un demi- siècle ou aujourd’hui. Comment bouger, comment lutter, comment exister au milieu des autres, comment s’affirmer, comment (sur) vivre: les films que nous vous proposons aborderont ces questions, ainsi qu’une dernière ajoutant une dimension supplémentaire et essentielle à nos yeux: comment faire du cinéma.

TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME EN PDF 

BLA CINIMA – 20/01/18

Samedi 20 Janvier à 20 h
au 108

Soirée en présence du réalisateur

Lamine AMMAR-KHODJA

France|2014| 82 minutes | HD |  couleur

Dans un pays où l’industrie cinématographique a participé à la construction du mythe de la nation, le cinéaste s’installe devant un cinéma rénové d’Alger. Il se mêle aux gens du quartier pour parler avec eux des films qu’il y voient. Attentif à ce qu’ils peuvent lui raconter de leur vécu, il se laisse très vite porter par les rencontres spontanées et les situations improvisées.

Le film dresse un portrait vivant de la ville et propose en filigrane une réflexion sur la place du cinéma en Algérie.

108, rue de Bourgogne – Orléans 
Entrée libre

QUAND LE CINÉMA S’ARRÊTE

Cycle de projections de films documentaires proposé par Cent Soleils  au 108 et au cinéma Les Carmes !

En ce mois de décembre, l’association Cent Soleils continue à défricher de nouveaux territoires de cinéma en proposant un cycle de projections consacré aux relations entre cinéma et photographie.

Ces relations questionnent la notion des origines, de la vitesse, de l’immobilité et des transformations que génèrent son usage et ses détournements dans un incessant va-et-vient.

 

Jeudi 7 décembre : Soirée d’ouverture avec AU COMMENCEMENT ETAIT LA PHOTOGRAPHIE

19h30 – Cinéma Les Carmes

Soirée présentée par Geneviève Guetemme, maître de conférences en arts plastiques (photographie et poésie contemporaine).

Durée du programme : 71 minutes

  • Une minute pour une image, Agnès Varda, France, 1982, 2×1 minute
  • Ulysse, Agnès Varda, France, 1983, 22 minutes
  • Les photos d’Alix, Jean Eustache, France, 19 minutes
  • Portrait, Sergueï Loznitsa, Russie, 2002, 28 minutes

 

Samedi 9 décembre : GUY GILLES CINEASTE PHOTOGRAPHE – CARTE BLANCHE A GAEL LEPINGLE

16h00 – Cinéma Les Carmes

Soirée animée par Gaël Lepingle auteur-réalisateur accueilli en résidence de création à Cent Soleils pour l’écriture de son prochain long-métrage de fiction.

Durée du programme : 109 minutes

  • Guy Gilles et le temps désaccordé, Gaël Lépingle, France, 2008, 57 minutes
  • La loterie de la vie, Guy Gilles, France, 1975, 52 minutes

 

Mardi 12 décembre : DE LA PHOTOGRAPHIE ET DU VOYAGE

20h00 –  le 108

En présence de Pierre Primetens auteur-réalisateur (sous réserve).

Durée du programme : 62 minutes

  • Un voyage au Portugal, pierre Primetens, France, 2000, 13 minutes
  • Si j’avais quatre Dromadaires, Chris Marker, France, 1967, 49 minutes

 

Jeudi 14 décembre : ON ARRETE TOUT ON REFLECHIT

20h00 – le 108

Soirée animée par Cent Soleils.

Durée du programme : 56 minutes

  • Adieu Rita, André S.Labarthe, France, 1987, 5 minutes
  • Histoire(s) du cinéma, « Toutes les histoires » (1A), Jean-Luc Godard, France, 1988, 51 minutes

 

Samedi 16 décembre : VERS L’IMMOBILE

17h30 –  le 108

En présence d’Éric Baudelaire (sous réserve)

Durée du programme :102 minutes

  • Also Known as jihadi, Éric Baudelaire, France, 2017, 102 minutes

 

INFOS PRATIQUES 

LIEUX DE PROJECTION

  • Le 108/ 108 rue de Bourgogne – 45000 Orléans
  • Cinéma Les Carmes/ 7, rue des Carmes – 45000 Orléans

TARIFS 

  • Entrée libre au 108
  • Sauf projections au cinéma Les Carmes, tarifs habituels et réduction adhérents Cent Soleils

Mois du doc / Cent Soleils invite le collectif Les scotcheuses

MARDI 14 NOVEMBRE À 20H > LE 108 – MAISON BOURGOGNE
en présence de deux membres du collectif

Les scotcheuses est un collectif de cinéma artisanal. Il doit son nom aux petits objets mécaniques qui servent à couper et scotcher la pellicule pour le montage d’un film. Partir et voyager. Utiliser la caméra super-8. Inventer un cinéma horizontal, joyeux et partagé. Filmer en one shot. Développer et monter le film sur place pour répondre collectivement aux failles d’un monde qui vacille.

Pour Les Scotcheuses, chaque rencontre, chaque lutte est comme une petite allumette pour ne plus fermer l’objectif. Et poser le regard aux endroits de lutte et de vie.

ANOMALIES
2015 – France – 20 min – Couleur – Super-8
Ciné-tract tourné, développé et monté dans les causses du Tarn avec des amis éleveurs de brebis en lutte contre les contraintes et les contrôles imposés sur leur troupeau et leur ferme.

SÈME TON WESTERN
2015 – France – 25 min – Couleur – Super-8
Un western post-apolitique en super 8 : une barricade animée qui se transforme en lieu de vie et de fête, une chevauchée fantastique à vélo, un défilé kolkhozien de tracteurs, des semeuses à la volée, des courses poursuites, des effets pyrotechniques, les jeux de jambes extraordinaires de Calamity Dié sur les chicanes de la D 281, des streumons, des keutrus et des tritons crêtés à l’orée du bois…

Projection au 108 rue de Bourgogne, 45000 Orléans
Entrée gratuite (participation libre)

THE IMMIGRANT : CONCERTS & CINE-CONCERT LE 16 JUIN

Cent Soleils, Défi et Mémoires Plurielles vous proposent une soirée de concerts et un ciné-concert en plein air, le vendredi 16 juin à partir de 19h, place Saint-Aignan.

19 h : SLAM avec les jeunes de l’atelier Slam du Collège Jean Rostand à Orléans, dirigé par Ange Minkala.
Créations musicales de Raphaêl Louisy-Louis (DEFI)

20 h : Concert du duo SADYA
Depuis 2011, Sadou et Yacine font route ensemble en tant que duo acoustique, alliant poésie et empreintes de slam, reggae, hip hop et de musique afro au beau milieu de la symbiose cajon-guitare-voix.
​Tout public.

 

À la tombée de la nuit… CINE-CONCERT

 The Immigrant, de Charlie Chaplin.

Noir et blanc, 25 minutes, 1917.
Des immigrants sont entassés sur le pont d’un bateau, en partance vers le Nouveau Monde. Parmi eux, Charlot et Edna, qui voyage avec sa mère souffrante…Composition originale et interprétation live
Fred Ferrand et Sacha Gillard
Deux musiciens bien connus de la scène orléanaise, Fred Ferrand et Sacha Gillard, revisitent un classique du cinéma muet avec leurs instruments fétiches : l’accordéon chromatique et la clarinette.
Place Saint-Aignan. L’entrée est gratuite. Restauration et buvette sur place (prix modiques !).

Soirée organisée dans le cadre l’exposition HISTOIRES DE MIGRATIONS, du 24 mars au 9 juillet 2017 (programme ici)

Avec le soutien de la Mairie d’Orléans.

Cent Soleils est soutenue sur son projet de diffusion par la DRAC Centre Val-de-Loire, la Région Centre Val-de-Loire et la Mairie d’Orléans.

Un autre jour en France / Projection le 3 juin 2017

UN AUTRE JOUR EN FRANCE : PROJECTION LE 3 JUIN 2017, 18h30 – Le 108-Maison de Bourgogne, Orléans

Synopsis
Alors que le champ médiatique est occupé par la campagne présidentielle, douze réalisateurs réduisent l’échelle et parcourent une autre France. Ces situations nous racontent comment on fait avec ce monde, ce qu’on fabrique et ce qu’on bricole, nos résistances et nos espoirs au moment de tous les promesses, la période pré-électorale.

Un film collectif (97 min.) composé de onze courts-métrages et de scénettes animées, réalisé par Félix Blondel, Emmanuel Chicon, Vianney Lambert, Franck Lecardonnel, Caroline Le Roy, Cédric Michel, Anne Moltrecht, Mohamed Ouzine, Yvan Petit, Vincent Reignier, Jean Riant, Charlie Rojo, Shih-han Shaw, Nadejda Tilhou, Franck Wolff.

Une coproduction Cent Soleils – Sans Canal Fixe – Bip TV, avec le soutien de Ciclic, la participation du CNC et des contributeurs Ulule.
fiction de gauche-redef

La séance sera suivie d’un moment de discussion autour des films et d’un pot. Participation libre.
La projection est organisée en partenariat avec Le 108.

The Gladiators

Samedi 11 février// 19 h15/ Le 108

Pour son premier événement de 2017, Cent Soleils s’associe une nouvelle fois au Festival Les Médiatiques d’Orléans. Cette année, pour la soirée de clôture de cette 6e édition,  nous avons choisi de proposer un film qui a connu une diffusion restreinte sur les écrans, dans le cadre de la thématique du festival « Médias, émotion et violences politiques : quels défis pour les sociétés contemporaines ? »

★ THE GLADIATORS
1969, 85 min
Suède

the-gladiatorsLes plus grandes puissances internationales, alignées et non-alignées, craignant la possibilité d’une nouvelle guerre mondiale, décident de l’empêcher en canalisant les pulsions agressives de l’homme. Elles forment une Commission Internationale qui s’emploie à organiser des combats entre des soldats de différents pays. Ces compétitions, qui peuvent aller jusqu’à la mort, sont appelées Jeux de la Paix – elles sont sponsorisées et retransmises par satellite dans le monde entier. Le film se concentre sur le Jeu 256, qui se déroule dans le Centre International des Jeux de la Paix près de Stockholm, sous le contrôle d’un puissant ordinateur. Les arbitres décident d’éliminer un homme et une femme appartenant à des équipes opposées mais qui tentent de s’approcher, considérant qu’ils mettent ainsi en danger la stabilité du système.

★ Peter Watkins
Peter Watkins

Pacifiste affirmé, Peter Watkins fait de la guerre son sujet de prédilection pour mieux en souligner les absurdités.

Autre cible privilégiée de Peter Watkins : l’hégémonie des mass-médias. Avec « Privilège » en 1966, il fabrique une allégorie virulente sur la manière dont les médias et l’establishment britanniques concourent à détourner l’énergie politique de la jeunesse. La nécessité de construire un discours critique sur les médias devient alors son cheval de bataille : durant ses années de nomadisme, à partir de 1968, il enchaînera conférences et séminaires sur l’unilatéralisme des médias de masse – ce qu’il appelle la « monoforme ».

★ Filmographie sélective

1956 : The web
1964 : La bataille de Colluden (Culloden)
1965 : La bombe (The War Game)
1969 : Les gladiateurs (Gladiatorerna / Gladiators)
1971 : Punishment park
1987 : Resan (The journey)
1994 : Fritänkaren
2000 : La commune (Paris, 1871)

★ Entrée : Participation libre au 108 rue de Bourgogne à Orléans.
Buvette sur place.
Programme de la soirée :


> 17h-19h / Emission radiophonique Bondy Blog Café x Radio Campus Orléans
> 19h15-21h30 / Projection du film The Gladiators de Peter Watkins x Cent Soleils
> 21h30-00h00 / Mix spécial Les Médiatiques x Radio Campus Orléans

Merci au 108 !

Merci à nos partenaires : DRAC Centre, Région Centre-Val de Loire et la Ville d’Orléans.

 

Ciné – Concert le jeudi 16 juin au 108

Jeudi 16 juin 2016 // 19h / Le 108

Présenté par Cent Soleils et  DEFI

Venez célébrer l’arrivée de l’été en images et en musique !

 Première partie ◆

ORIJAZZ / jazz fusion
VICTOR JORGE / chanson « antitordante »

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 Deuxième partie

INTRUDERS / cine live performance,
coproduit par Bandits Mages et Ciclic

A-li-ce (video, vjing) et Swub (création sonore) viendront présenter INTRUDERS, une performance audiovisuelle unique, créée à partir de milliers de films amateurs provenants du fonds d’archives de Ciclic.

Ces portraits, ces scènes de vie anonymes, tournées à partir des années 1920 résonnent dans nos vies d’aujourd’hui, comme une conversation dansée avec nos propres fantômes, une proposition de voyage à travers notre propre mé
moire, au plus proche de notre intimité.

//Entrée Gratuite / Buvette et restauration sur place

◆ Merci à nos partenaires ◆

Région Centre-Val de Loire / DRAC Centre-Val de Loire / Mairie d’Orléans / ABCD / CICLIC / Culture O Centre / DEFI / Labomedia / Ville de Saran