Archives de catégorie : Projection

Soirées des enfants programmateurs

SOIRÉE DES ENFANTS PROGRAMMATEURS
Sélection des films en cours Informations à suivre sur www.centsoleils.org
Saint-Père-sur-Loire

Une séance de projection conçue par les élèves de la classe de Rémi Bedu de l’école élémentaire Victor Meunier dans le cadre d’un atelier de programmation mené par Laëtitia Testard (auteure).

Le 108
La sélection des films sera présentée à Orléans au 108 par des enfants ayant participé à l’atelier de programmation.

Le 108 a fermé ses portes

En raison des conditions sanitaires actuelles et pour faire suite aux annonces gouvernementales, le 108 ferme temporairement ses portes.
La durée de fermeture nous est pour le moment inconnue.
Les projections prévues sont annulées jusqu’à nouvel ordre.
Merci de votre compréhension.

Prenez soin les uns des autres.

Pour contacter Cent Soleils merci d’envoyer un message à l’adresse suivante: infos@centsoleils.org

Journal d’un maître d’école

SAMEDI 21 MARS
De 14 à 20h • le 108
Une séance exceptionnelle en présence de Federico Rossin, historien du cinéma et programmateur indépendant, qui a fait redécouvrir ce film et a publié l’ouvrage accompagnant la sortie du DVD en France. Plongée dans une expérience de pédagogie alternative.

JOURNAL
D’UN MAÎTRE D’ÉCOLE
Vittorio De Seta
Italie | 1973 | 270 minutes | 16 mm
En 4 épisodes

Un jeune maître d’école d’origine napolitaine, Bruno d’Angelo, est nommé en cours d’année à l’école élémentaire de Tiburtino, une banlieue populaire de Rome. On lui confie la classe la plus difficile, avec des garçons turbulents et presque tous redoublants. Beaucoup d’élèves manquent à l’appel. Contre l’avis de la direction (le directeur vient rarement, et l’assistante de direction considère qu’il n’y a rien à faire de ces élèves) et des autres enseignants, d’Angelo part à leur rencontre sur leurs lieux de vie : la plupart vivent dans des baraquements et passent leurs journées dehors, à vendre de l’ail au marché et à jouer dans des carcasses de voitures. Peu à peu, les élèves reviennent en classe…
(source : L’Arachnéen)

 

Chantier A

MARDI 10 MARS
20h • le 108
Soirée exceptionnelle en partenariat avec l’ASLA (Association Solidarité Loiret Algérie) dans le cadre de la quinzaine de soutien au Hirak.

CHANTIER A
Lucie Dèche, Karim Loualiche, Tarek Sami
France | 2013 | 104 minutes | HD

C’est le voyage de Karim qui n’était pas rentré chez lui depuis dix ans. Un retour en forme d’aller, pas simple. L’Algérie. De Tizi-Ouzou à Tamanrasset, en passant par Alger, Constantine, Timimoune, des personnages de rencontre viendront, chacun à leur manière, lui conter le pays. Avant qu’il oublie, retrouver les raisons de son départ, le grand exode, la maison qui brûle.
(source : filmdocumentaire.fr)

Al Youm / Aujourd’hui

VENDREDI 14 FÉVRIER 20h • le 108

Cent Soleils participe à l’invitation du lycée Voltaire d’Orléans à la 8e édition de son festival Les Médiatiques du 12 au 15 février 2020. Autour du thème « Raconter les mondes lointains », la séance sera suivie d’un débat.

Cette soirée est en partenariat avec l’association DEFI et Radio Campus.

AL YOUM / AUJOURD’HUI
Akram Zaatari
France | 2003 | 86 minutes | mini DV

Résultat de trois années de recherche, le film entremêle les images des archives photos, de la télévision et d’internet, dessinant le paysage mental du réalisateur aujourd’hui au Moyen-Orient. Si ce film débute comme une enquête traditionnelle sur
les traces de l’historien Jabbur et du photographe Manoung dans le désert syrien des années 50,
il prend vite un tour plus personnel pour s’attacher aux articulations qui relient la production d’images et les conflits politiques.
(sources : Centre Pompidou et filmdocumentaire.fr)

En Politica

MARDI 4 FÉVRIER
20h • le 108
Sur une proposition et en partenariat avec Périphérie – Centre de création cinématographique.
Projection accompagnée d’une séance « Démontage d’un montage », retour sur l’expérience de montage du film avec réalisateur et monteuse.

EN POLÍTICA
Penda Houzangbe et Jean-Gabriel Tregoat
France | 2018 | 107 minutes | HD

Emilio et une petite équipe de militants des mouvements sociaux déterminés à changer les choses décident de se présenter pour la première fois à un scrutin. Élus députés sous les couleurs de Podemos, ils se retrouvent plongés dans le monde politique auquel ils se sont toujours opposés. De leur campagne à leurs premiers mois au Parlement, nous suivons ces nouveaux politiques dans le quotidien de leur apprentissage,
pris entre leurs idéaux et la réalité pratique de la politique institutionnelle.
(source : Périphérie)

Réminiscences d’un voyage en Lituanie

MARDI 14 JANVIER
20h • le 108
Une projection hommage à
ce réalisateur disparu en 2019, cofondateur de The Film-
Makers’ Cooperative, première coopérative au monde de diffusion du cinéma indépendant
et expérimental.

RÉMINISCENCES D’UN VOYAGE EN LITUANIE
Jonas Mekas
États-Unis | 1972 | 78 minutes | 16 mm
Inventeur, dans les années 1960, du « journal filmé »,
le cinéaste américain d’origine lituanienne revient dans cette oeuvre sur plusieurs périodes de sa vie utilisant un langage à la fois direct et poétique, empreint de mélancolie.

Fifi hurle de joie

MARDI 7 JANVIER
20h • le 108
En janvier Cent Soleils répond
à l’invitation de la 2e édition
de la Biennale d’Architecture d’Orléans dans le cadre de sa
programmation associée.

FIFI HURLE DE JOIE
Mitra Farahani
États-Unis | 2013 | 96 minutes | HD
Ce film témoigne des deux derniers mois de la vie de Bahman Mohassess, légende de l’art moderne iranien, qui après un exil volontaire d’une trentaine d’années, s’apprête à réaliser son oeuvre ultime commandée par deux admirateurs artistes venus d’Iran. Un film majeur sur
la solitude du créateur.

« Le manque d’Interdit aplatit le Quotidien. Voilà qui entrave l’Imagination. »
Bahman Mohassess

LE CINÉMA LÀ OÙ ON NE L’ATTEND PAS

DIMANCHE 15 DÉCEMBRE
15h30 • Les Turbulences
Frac Centre-Val de Loire

En 2019 Cent Soleils répond à l’invitation de la Biennale d’architecture d’Orléans en proposant une projection jeune public, quatre films d’animation sur la thématique « Solitude et migration » dans le hall des Turbulences.

BON VOYAGE
Fabio Friedli
Suisse | 2011 | 6 minutes | 35 mm| animation

Des douzaines d’émigrants grimpent sur un camion surchargé. Leur but : investir la forteresse Europe. Lorsqu’ils y parviennent enfin, après un voyage harassant, ils doivent affronter la brutalité d’une autre réalité : le traitement que l’Europe réserve aux réfugiés.
(source : Swiss films)

LA GRANDE MIGRATION
Youri Tcherenkov
France | 2014 | 8 minutes | HD | dessin sur papier

Les tribulations d’oiseaux à l’espèce indéfinissable lorsque arrive le temps de partir pour les pays chauds. Aventures et états d’âme d’un héros particulier à la fois tragique et comique.
(source : Folimage)

SOUS TES DOIGTS
Marie-Christine Courtès
France | 2014 | 13 minutes | HD | animation 2D digitale, rotoscopie

À l’occasion du décès de sa grand-mère, une jeune eurasienne revit, entre danse et rituels, l’histoire singulière des femmes de sa famille, de l’Indochine coloniale à l’isolement d’un camp de transit. Le jour de la crémation de sa grand-mère, Émilie, une jeune métisse asiatique, se plonge dans les souvenirs de la vieille femme. Elle découvre l’Indochine de Hoà, sa rencontre amoureuse avec Jacques (un colon français), la naissance de Linh (sa mère) et le départ tragique vers la France en 1956. Elle revit en compagnie de Linh l’arrivée au camp d’hébergement de Sainte-Livrade, l’exploitation des femmes indochinoises par les maraîchers du Lot-et-Garonne. Entre souvenirs, danse, colère et rituels traditionnels, Émilie apprend à accepter cet héritage…
(source : Vivement lundi !)

UNE GIRAFE SOUS LA PLUIE
Pascale Hecquet
Belgique, France | 2007| 12 minutes | HD | animation

À Djambali, toute l’eau est monopolisée pour alimenter la luxueuse piscine de Sir Lion. Une girafe téméraire décide que cette situation a assez duré. Son geste aura de bien lourdes conséquences : la voilà expulsée de son pays… et pas facile quand on est girafe, de débarquer à Mirzapolis, ville du Nord exclusivement habitée par des chiens…
(source : ambiancesproductions)

« La Vouivre » est sélectionné aux 9èmes rencontres vidéos jeunes de Toulouse

LA VOUIVRE,  un court métrage réalisé par sept adolescents lors de
l’atelier d’été Cent Soleils 2019, est sélectionné aux 9èmes rencontres vidéos jeunes de Toulouse ! Le film a été sélectionné par le jury de l’association toulousaine J’ouvre l’œil.

Il sera projeté le 30 novembre (séance de 14h) au Centre Alban Minville à Toulouse.

Synopsis : 

Après une chute dans la Loire, Tom se souvient qu’il a été sauvé de la noyade par la Vouivre, un être surnaturel.

Il délire probablement. À moins que… 

VOIR LE FILM : ICI

La Vouivre | Un film de Anna Moreau, Mara Betrouni, Anouk Betrouni, Samuel Moreau, Gabriel Todescato, Tom Remaud, Gaspar Estiot-Jude |  Intervenant  Mohamed Ouzine | Coordination  Amandine Granger | Moyens techniques  Cent Soleils

Cent Soleils | 2019

L’esprit des lieux

MARDI 3 DÉCEMBRE
20h • le 108
Séance précédée d’un documentaire sonore

L’ESPRIT DES LIEUX
Stéphane Manchematin et Serge Steyer
France | 2018 | 90 minutes | HD | couleur

Héritier d’une pratique paternelle, Marc consacre l’essentiel de son temps à sa passion : « Je vis au pays des sons. » Cette quête existentielle l’a conduit à s’enraciner à la lisière d’un massif forestier, dans les Vosges, et à y fonder famille. À la tombée du jour, il camoufle ses micros dans un sous-bois, déclenche la prise de son, puis s’éloigne jusqu’à se fondre dans la nature. Toute la nuit, le dispositif capte des ambiances sonores : souffles, cris, chants, grattements… De retour en studio, dans le sous-sol de sa maison, Marc écoute les enregistrements afin d’en extraire les pépites. Curieuse et intriguée par ses activités nocturnes, sa fille Lucie manifeste l’envie de l’accompagner. Elle est souvent la première auditrice des tableaux sonores que crée son papa. Son travail commence à faire parler de lui, dans les écoles, les milieux artistiques, la scène musicale… Bientôt, un compositeur, Christian Zanési, lui propose de collaborer à la création d’une pièce de musique électroacoustique.
(source : filmdocumentaire.fr)

« La dramaturgie du film que nous voulions réaliser ne devait pas passer par la parole. Nous voulions nous libérer de sa tyrannie ; faire un film, aussi, au sein duquel le son n’était plus inféodé aux images, devenait libre de s’en détacher.
On avait envie qu’en sortant de la salle, le spectateur soit un peu plus sensible au monde sonore qui l’entoure et qu’il se dise que son émotion face à un paysage provient peut-être, en partie, de ce qu’il y entend. Nous voulions vraiment, Serge et moi, que le spectateur ait envie de fermer les yeux. »
Entretien réalisé par Mathilde Grasset et Théo Guidarelli, Cinéma du réel

Le coureur de fond

MARDI 26 NOVEMBRE
20h • le 108

Soirée en présence du réalisateur, suivie d’un concert de Matthieu Malon
Ce film est également présenté dans le cadre du Mois du film documentaire.

LE COUREUR DE FOND
Vianney Lambert
France | 2018 | 30 minutes | video full HD | couleur

« Que pensez-vous de cela Monsieur Malon ? Quelqu’un a dit un jour : Pour aller nulle part, que de sentiers parcourus. Je vous donne un point de départ et je vous laisse décider de la destination… »
« J’ai rencontré Matthieu Malon il y a environ vingt ans. Il était guitariste dans un groupe de pop qui s’appelait Yol et je jouais également de la guitare dans une autre formation, les Vision, qu’il faut prononcer (évidemment !) à l’anglaise… Ces deux groupes de la scène locale orléanaise étaient comme deux frères ennemis : la pop contre le rock bruyant, la légèreté contre la brutalité… Par la suite, je me suis investi dans la réalisation de films documentaires et Matthieu a poursuivi sa carrière musicale en parallèle de son travail… En 1998, il écrit une chanson, dont le refrain répète sans cesse  » On n’a pas le choix on baisse les bras « , qui reflète l’esprit de son travail et de sa sensibilité… Vingt ans après notre rencontre, j’ai eu envie de faire le portrait de cet obstiné de la musique dont les albums demeurent confidentiels mais qui, envers et contre tout, n’a pas baissé les bras. »
Vianney Lambert

Disneyland, mon vieux pays natal

MARDI 19 NOVEMBRE
20h • le 108

Dans le cadre du Mois du film documentaire, Cent Soleils s’associe à Images en bibliothèques et à la programmation coordonnée par la médiathèque d’Orléans autour de la thématique « un monde en soi ».

DISNEYLAND, MON VIEUX PAYS NATAL
Arnaud des Pallières
France | 2001 | 46 minutes | DV Cam | couleur

« Je ne vois pas une image de ce film qui soit triste. Les images de ce film sont objectives, elles ne sont pas tristes. Aucune image de ce film, sans le son, ne provoque le moindre sentiment. Le sentiment,
je crois, ne vient jamais que de la confrontation d’une image et d’un son (dont, éventuellement, un texte). »
Entretien avec Arnaud des Pallières, Claire Jacquet, 2001, Trouble, n°1

Le Cœur du conflit

MARDI 1er OCTOBRE
20h • le 108
Soirée en présence des réalisateurs

LE CŒUR DU CONFLIT

Judith Cahen et Masayasu Eguchi
France, Japon | 2017 | 79 minutes | couleur et noir et blanc

En ouverture, sur fond de cheminées de centrale nucléaire, cette apostrophe : « Est-ce que vous semez demain si le monde vient à sa fin ? » Question pressante suivie d’une remarque d’Eisenstein soulignant que le conflit est le principe même du montage. Voilà d’emblée posée la matrice du film : le monde, son avenir dans un espace nucléarisé, d’une part, le cinéma en tant que représentation avec le montage comme mode opératoire, d’autre part.
Et Judith et Masa, devenus alter ego de fiction des deux cinéastes, flanqués parfois de leurs doubles, de nous embarquer dans une cascade de questions enchâssées. Elle la Française, lui le Japonais, couple et cinéastes, nous mènent dans un va-et-vient entre Paris, Fukushima et Hiroshima. Sont convoqués, de digressions en rebonds inattendus, Duras aussi bien que parents, enfants, désirs et peurs. Le conflit du titre se déplie en un mille-feuille, où interfèrent l’Histoire et « la question de l’intime vers le politique », se confrontent le désir politique, le désir d’enfant et le désir de film (« faire un enfant politique », suggère-t-elle), se contaminent les modes et les régimes d’images (journal filmé, documentaire, fiction). Un film auto-réflexif qui, sans se départir d’un ton burlesque, mâtiné d’auto-dérision et de (fausse ?) légèreté, avance, sinueux, selon les principes du questionnement, de la comparaison et de la contamination. Une fable politique où l’irradiation joue autant comme métaphore et principe que comme menace invisible et tangible.
Nicolas Feodoroff,
FID Marseille 2017

The image you missed

MARDI 17 SEPTEMBRE
20h • le 108

Cent Soleils a découvert ce film au Cinéma du réel en 2018.

THE IMAGE YOU MISSED

Dónal Foreman
Irlande, France, États-Unis | 2018| 73 minutes | HD | couleur et noir et blanc
Dónal Foreman a rarement vu son père, le documentariste américain d’origine irlandaise Arthur MacCaig, mort en 2008. Plongeant dans ses archives, il apprend à connaître ce Parisien d’adoption à travers ces images parfois inédites sur le sujet qui l’a occupé toute sa vie : le conflit nord-irlandais.
(source : filmdocumentaire.fr)

Soirée Courts-métrages à la Corne des Pâtures

Soirée projection de Courts-Métrages Cent Soleils à la Corne des Pâtures

Guinguette | Corne des Pâtures | Baule

Le Mardi 9 juillet 2019 à partir de 22h

Cent Soleils et la Corne des Pâtures vous attendent le mardi 9 juillet à partir de 22h pour une projection 100% Cent Soleils en présence de deux réalisateurs, Vianney Lambert et Simon Leclère ! Vous aurez l’occasion de découvrir une sélection de 6 courts-métrages de 10 minutes issus des collections Un Jour en France et Un autre Jour en France.

Au programme:

Rêveries matinales – Un film de Charlie Rojo

A travers le récit et les réflexions du narrateur, qui oscillent entre présent et passé, se dessine alors en toile de fond un portrait du « cher pays de notre enfance » …

 

Minimum Vital – Un film de Simon Leclère

Tous les trois mois, chaque bénéficiaire du RMI est invité à s’entretenir avec un assistant social afin d’évaluer le degré de réussite de son contrat d’insertion et, au besoin, de définir de nouveaux objectifs. Le renouvellement de ce contrat dépend notamment de la preuve apportée par le bénéficiaire des efforts consentis pour sortir du dispositif. Dans les faits, les radiations sont rares, et ces entretiens relèvent davantage de la formalité réglementaire. Mais ils sont l’occasion d’échanges à cœur ouvert et, observés dans leur diversité, ils révèlent la multiplicité des formes et la singularité des incarnations de ce que l’on a coutume de désigner aujourd’hui sous les termes génériques de « précarité » et d’ »exclusion ».

 

Lieux communs – Un film de Mohamed Ouzine

Un après-midi filmé entre une fillette et sa grand-mère, prétexte pour évoquer leurs origines, et autres lieux communs.

 

Suivis de:

Bizou bizou – Un film de Nadejda Tilhou

Il est arrivé… un jour. Quel jour ? Je ne m’en souviens pas. Lui non plus. “Chez nous on s’en fout, quel jour on est.” Pourtant, depuis qu’il est là, le cours des choses est changé.

 

Bienvenue chez nous – Un film de Vincent Reignier

C’est le jour J pour Ikea à Orléans. L’inauguration du premier magasin s’annonce grandiose. Des employés terminent d’arranger les derniers articles dans les grandes allées. Un animateur éloquent, des musiciens en costume et une mascotte bicolore prennent place. Durant les dernières heures avant l’arrivée des premiers clients, deux mises en scène s’installent et s’entremêlent : celle de la consommation et celle du spectacle.

 

Éloge de la boîte à chaussure – Un film de Vianney Lambert

J’ai trouvé il y a très longtemps une boîte remplie de photos et de vieux papiers. Elle était là, abandonnée au milieu d’objets divers, dans une brocante. Plus personne n’en voulait, sauf le brocanteur qui l’avait dénichée par hasard. Mais lui ne s’intéressait pas à ces photos de famille en noir et blanc sans âge, ni aux rouleaux de pellicule et à ces négatifs rangés méticuleusement dans des petites enveloppes datée de l’été 1942…
Hier, j’ai eu à nouveau envie de fouiller dans cette boîte…

 

Venir à La Corne des Pâtures:

Toutes les informations sont disponibles sur le site internet de la Corne des Pâtures:

http://www.lacornedespatures.com/venir-a-la-guinguette/

Vous y trouverez également la programmation de la Corne des Pâtures pour la saison 2019.

 

À très vite !

Le cinéma là où on ne l’attend pas

LE CINEMA LA OU ON NE L’ATTEND PAS 

VENDREDI 14 JUIN 

Le 108 / Rue de Bourgogne / Orléans

Soirée ciné et concert à partir de 22h00 

En partenariat avec l’association Défi 

TERRA FRANCA, un film de Leonor Teles 

Portugal | 2018 | 82 minutes | HD | couleur 

Sur les berges du Tage au Portugal, un homme vit entre la tranquillité du fleuve et les relations qui le rattachent à la terre. Filmé aux quatre saisons, Terra Franca fait le portrait de la vie du pêcheur portugais Albertino, entouré de sa femme Dalia et de ses filles, dont l’aînée s’apprête à se marier. La fin d’un cycle de vie, à hauteur de barque et de regard. 

 

Je voulais prendre un espace concret et familier pour les personnes que je filmais, et travailler sur l’échelle, l’angle et la hauteur pour le transformer en un espace cinématographique. Le plan fixe (sur trépied) permet de créer une forte composante esthétique, en particulier dans les documentaires où la concentration du réalisateur, son implication et sa confiance en lui, sont de rigueur. Je parle de confiance en soi car il faut être convaincu de se trouver au bon endroit et que quelque chose va se passer dans l’espace délimité par le cadre. 

La transformation de l’espace physique en espace cinématographique s’opère lorsque l’on trouve la bonne distance, c’est-à-dire l’écart que l’on peut maintenir et identifier entre ce qui est filmé et ce que nous voulons filmer. Le lieu déterminé par le plan indique l’équilibre entre ces deux espaces : c’est la place du réalisateur lorsqu’il rencontre les autres et se lie avec eux. 

 

Leonor Teles, extrait d’interview/ dossier de presse

Disneyland, mon vieux pays natal

MARDI 19 NOVEMBRE
20h • le 108

Dans le cadre du Mois du film documentaire, Cent Soleils s’associe à Images en bibliothèques et à la programmation coordonnée par la médiathèque d’Orléans autour de la thématique « un monde en soi ».

DISNEYLAND, MON VIEUX PAYS NATAL
Arnaud des Pallières
France | 2001 | 46 minutes | DV Cam | couleur

« Je ne vois pas une image de ce film qui soit triste. Les images de ce film sont objectives, elles ne sont pas tristes. Aucune image de ce film, sans le son, ne provoque le moindre sentiment. Le sentiment,
je crois, ne vient jamais que de la confrontation d’une image et d’un son (dont, éventuellement, un texte). »
Entretien avec Arnaud des Pallières, Claire Jacquet, 2001, Trouble, n°1

Le cinéma du réel en circulation

Projection le 28 mai 2019 à 20h00 au 108 rue de Bourgogne à Orléans !

Madame Baurès

 En présence du réalisateur Mehdi Benallal et du producteur Guillaume Massart !

et

Presque un siècle

de Pascale Bodet.

Issus de la compétition et de la sélection française de la 41e édition du festival Cinéma du réel ce programme et cette séance rend compte de la diversité des démarches des cinéastes dans le documentaire contemporain. Ce programme est en circulation dans toute la France de fin mars à juin.

Presque un siècle

Un film de Pascale Bodet
France | 2019 | 52 minutes

Quiconque s’aventure à filmer les très vieux (la grand-mère de Pascale Bodet a 99 ans, presque un siècle) court le risque de voir l’oeil du specta­teur ne retenir que le pittoresque du dernier âge. Pire : qu’on trouve le film « cocasse », « tendre », « touchant ». Si Presque un siècle est un film (très) drôle et (infiniment) émouvant, ce n’est pas tant, ou pas seulement, en raison de la drôlerie de ses person­nages (Pierre, l’ami de la grand-mère, qui planifie son propre enterrement comme on organise un gala) ou de l’attention avec laquelle Pascale Bodet saisit les gestes endormis et le timbre vibrionnant d’une très vieille dame dont la vie se maintient sur un périmètre minuscule – petits efforts, petites plaintes, petits agacements. C’est parce qu’avec une innocence symétrique à celle de son person­nage, il n’en finit pas de s’interroger autant sur ce grand âge que sur la possibilité même d’en faire un film. Cela commence avec les yeux et les oreilles, comme pour s’assurer qu’il y aura bien à voir et à entendre : la grand-mère s’inquiète pour les yeux de la petite-fille, et la cinéaste en retour l’implore de bien vouloir mettre à ses oreilles ses prothèses. Derrière la caméra, la cinéaste dit « mamie », mais c’est autant une parole de petite fille que de cinéaste aux prises avec son personnage et avec son film, tous trois mis à égalité jusqu’à la douce capitulation d’un « oui mamie » en parfait point final.
(Olivia Cooper-Hadjian)

 

Madame Baurès

Projection en présence du réalisateur et du producteur Guillaume Massart !

Un film de Mehdi Benallal
France | 2019 | 18 minutes

Balade à travers les actuelles communes de Vincennes et de Saint Mandé où a vécu et lutté Madame Baurès, femme, communiste. En off, la voix du cinéaste rapporte son sou­venir du récit que Raymonde lui a confié. Sa petite histoire fragmentée tente de se recoudre à la grande : l’histoire des banlieues parisiennes, le travail à l’usine, le monde ouvrier, l’arrivée des HLM, les élans collec­tifs, les bagarres personnelles. Sur ce récit, le film laisse le présent s’in­filtrer, des résonances se font, des coïncidences se créent. La caméra est discrète, elle enregistre les pas­sants de ces communes transfor­mées, les promeneurs du Bois de Vincennes, intercepte des voix. Et sur la difficulté d’exister d’une femme, le cinéaste, lui, affronte l’im­possibilité de porter un regard. On lui demande s’il a le droit d’être là pour filmer, pour qui il travaille, s’il a des autorisations. Apparaît la crainte que l’histoire soit oubliée et reste figée dans les statues qui témoignent des luttes du passé et ne semblent plus faire corps avec leur paysage. Finalement, le présent échappe, Madame Baurès bascule et le film la suit. Pour corps il y aura les statues, mémoriaux enfin revita­lisés par le souvenir. Pour voix, il y aura un écho de l’Internationale. L’adresse change, le « elle » devient un « vous ». Une dernière lettre, un adieu à une femme et à son monde. Un film pour aider, recenser « les petites gens » et raconter peut-être l’histoire d’une femme qui tient, et celle de l’idée d’une commune qui meurt.
(Clémence Arrivé)

Le cœur du conflit

MARDI 1er OCTOBRE
20h • le 108
Soirée en présence des réalisateurs

LE CŒUR DU CONFLIT

Judith Cahen et Masayasu Eguchi
France, Japon | 2017 | 79 minutes | couleur et noir et blanc

En ouverture, sur fond de cheminées de centrale nucléaire, cette apostrophe : « Est-ce que vous semez demain si le monde vient à sa fin ? » Question pressante suivie d’une remarque d’Eisenstein soulignant que le conflit est le principe même du montage. Voilà d’emblée posée la matrice du film : le monde, son avenir dans un espace nucléarisé, d’une part, le cinéma en tant que représentation avec le montage comme mode opératoire, d’autre part.
Et Judith et Masa, devenus alter ego de fiction des deux cinéastes, flanqués parfois de leurs doubles, de nous embarquer dans une cascade de questions enchâssées. Elle la Française, lui le Japonais, couple et cinéastes, nous mènent dans un va-et-vient entre Paris, Fukushima et Hiroshima. Sont convoqués, de digressions en rebonds inattendus, Duras aussi bien que parents, enfants, désirs et peurs. Le conflit du titre se déplie en un mille-feuille, où interfèrent l’Histoire et « la question de l’intime vers le politique », se confrontent le désir politique, le désir d’enfant et le désir de film (« faire un enfant politique », suggère-t-elle), se contaminent les modes et les régimes d’images (journal filmé, documentaire, fiction). Un film auto-réflexif qui, sans se départir d’un ton burlesque, mâtiné d’auto-dérision et de (fausse ?) légèreté, avance, sinueux, selon les principes du questionnement, de la comparaison et de la contamination. Une fable politique où l’irradiation joue autant comme métaphore et principe que comme menace invisible et tangible.
Nicolas Feodoroff,
FID Marseille 2017