Le documentaire s’anime

du 8 au 17 décembre 2015 à Orléans

Le documentaire et l’animation ne semblent pas aller de pair. L’un serait sérieux et réaliste, l’autre, liée au monde de l’enfance et de l’imaginaire. Pourtant, par sa dimension créative, l’animation ne donne-t-elle pas la possibilité de compléter et de prolonger le réel, de montrer ce qui n’est pas visible ou représentable ?
Nous vous proposons le temps de cinq soirées une programmation de 26 films qui cherchent à raconter ce qui ne peut être pris en charge par les outils traditionnels du documentariste.
Utilisant le dessin, la peinture, la photographie ou le papier découpé, mêlant parfois l’image réelle à l’image animée, chacun de ces films propose une forme nouvelle d’écriture documentaire.
Et comme on ne saurait dissocier totalement l’animation du monde de l’enfance, nous proposons également une programmation jeune public.

mardi 8 décembre / 20 h au 108
JOURNAL INTIME

En donnant la possibilité de représenter les faits et les sentiments de façon métaphorique, l’animation ouvre la voie à des films très personnels.

En présence de Chloé Mazlo.

Durée totale de la séance 42’59
GUARDAMI O NON GUARDAMI de Magda Guidi, Italie, 2014, 1’30
Regarde-moi, ne me regarde pas. Autoportrait dans un face-à-face sentimental.
LES PETITS CAILLOUX de Chloé Mazlo, France, 2014, 15’
Chloé est une jeune femme joyeuse et insouciante. Une douleur au ventre la fait souffrir de plus en plus. D’où vient ce mal mystérieux ?
DEYROUTH de Chloé Mazlo, France, 2010, 17’
Pour célébrer le 30e anniversaire de l’arrivée de ses parents en France, Chloé part au Liban par voie terrestre, tout comme ils l’avaient fait pour fuir la guerre…
L’AMOUR M’ANIME de Chloé Mazlo, France, 2007, 9’29
En seize chapitres, Chloé raconte ses histoires amoureuses
ratées et développe ses théories sur l’amour.

mazlo

vendredi 11 décembre / 21 h au 108
PROJETER LA SOCIÉTÉ

L’animation du réel permet bien souvent d’aborder la sociologie, la politique et l’histoire d’une façon distanciée tout en incluant le « je » et l’introspection.

En présence de Denis Bourgeois, enseignant au Créadoc  (sous réserve).

Durée totale de la séance 54’29 – projection organisée après le concert de l’association DEFI.

VERY NICE VERY NICE de Arthur Lipsett, ONF, Canada, 1961, 7’
Dans son premier film, Arthur Lipsett observe l’envers de la vie courante et met au jour les anxiétés générées par la société moderne. Des images en apparence familières se superposent des fragments de paroles saisies au hasard.
ENDIVES, CAROTTES OU POIREAUX de Lisa Matuszak, Pierre Grillère & Marie-Noëlle Battaglia (EMCA-Créadoc), France, 2014, 3’29
Plongeon dans une épicerie sociale : un univers sonore et visuel fourmillant où les histoires de chacun s’entremêlent.
LE PRINTEMPS DE SAINT PONÇ d’Eugenia Mumenthaler & David Epiney, Suisse, 2007, 20’
L’animation de dessins réalisés par des handicapées mentales en foyer propose un parcours singulier dans leurs souffrances, leurs histoires, mais aussi leurs amours.
LE C.O.D. ET LE COQUELICOT de Cécile Rousset & Jeanne Paturle, France, 2013, 24’
Cinq jeunes maîtres sans expérience ont fait le pari de rester dans une école primaire d’un quartier de Paris réputé difficile. Après cinq ans, ils parlent de leur quotidien dans ce lieu où ils tentent de construire, entre découragement et projets, une école comme les autres.

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samedi 12 décembre / 16 h au 108
JEUNE PUBLIC

Durée totale de la séance 36’10

MUSTAPHA ET LA CLÉMATITE de Sabine Allard & Marie-Jo Long, France, Collectif Safi, 2014, 3’44
La cueillette de la clématite évoque à Mustapha des souvenirs de son pays natal.
MASCHERE film d’atelier encadré par Magda Guidi, Italie, 2015, 3’26
Les jeunes participants réinventent des masques tribaux africains et l’univers qu’ils leur inspirent.
MON PETIT FRÈRE DE LA LUNE de Frédéric Philibert, France, 2007, 6’
Une petite fille essaie de faire comprendre pourquoi son petit frère, autiste, n’est pas vraiment comme les autres enfants. Des dessins épurés et poétiques.
LES PIEDS VERTS d’Elsa Duhamel, France, 2012, 4’
Jeanine et Alain, français d’origine algérienne, vivent dans le nord où ils ont créé un jardin méditerranéen.
PINCHAQUE, LE TAPIR COLOMBIEN de Caroline Attia-Larivière, France, 2011, 5’
De Paris à Bogotá, le film part à la rencontre de cet étrange animal et révèle son importance pour les populations locales.
MINIYAMBA de Luc Perez, France, 2012, 14’
Abdu, musicien malien, quitte le Niger pour gagner l’Europe. Au long de ce périlleux voyage, sa musique apporte espoir et réconfort à ses compagnons.

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samedi 12 décembre / 18 h au 108
TÉMOIGNAGES

Prendre le relais du témoignage sonore, créer des images pour dessiner ce que l’on ne peut pas filmer et protéger l’identité des protagonistes sans les désincarner.

En présence d’un élève de l’école d’animation, l’EMCA (sous
réserve).

Durée totale de la séance 39’34

MENSONGES de Jonas Odell, Suède/Finlande, 2008, 13’30
Trois styles graphiques différents pour interpréter trois récits de vie dans le mensonge.
SLAVES de David Aronowitsch & Hanna Heilborn, Suède/Norvège/Danemark, 2003, 15’30
Deux enfants de 9 et 15 ans racontent comment ils furent kidnappés et réduits en esclavage par la milice gouvernementale du  Sud-Soudan.
L’ATTENTE de Léa Fabreguettes (EMCA) & Mathilde Lacroix (Créadoc), France, 2014, 3’49
Violée par son beau-père, Angélique porte plainte à l’adolescence. Un parcours du combattant
commence pour cette jeune femme qui aspire à une vie normale.
NU de Rosalie Peeters (Créadoc) et Émilie Phuong (EMCA), France, 2013, 3’
Trois modèles posent pour des artistes et des étudiants d’art. Ils parlent de leur métier singulier.
MES ZÉBRURES de Yaëlle Küng et Théo Grémillet (EMCA), France, 2015, 3’45
Un enfant doté d’hypersensibilité et d’une grande empathie, a du mal à s’affirmer.

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mardi 15 décembre / 20 h au 108
Archive manquante

L’animation permet de raconter des événements historiques privés d’archives visuelles, et au-delà, exprimer les sentiments et les
émotions de ceux qui les ont vécus.

Durée totale de la séance 85’35
GUERNICA d’Alain Resnais et Robert Hessens, France, 1949, 13’
Alain Resnais filme des oeuvres de Picasso, dont son Guernica de 1937, et sur un texte de Paul Éluard, donne un nouvel écho à l’événement historique et au combat des Républicains.
SILENCE d’Orly Yadin et Sylvie Bringas, Suède, 1998, 10’35
Orly Yadin met en images l’histoire de son amie Tana Ross, qui, enfant, a survécu à la Shoah. De retour en Suède, elle fut condamnée au silence par les adultes de sa famille. (sous réserve)
PICA-DON de Reizo et Sayoko Kinoshita, Japon, 1978, 9’
Le 6 août 1945, à 8h15, la première bombe atomique de l’histoire explose sur la ville d’Hiroshima. La population a vu un flash lumineux
100 fois plus fort que le soleil, « Pica » en japonais, suivi d’une énorme explosion, « Don ».
LE NAUFRAGE DE LUSITANIA de Winsor McCay, États-Unis, 1918, 8’
Le 7 mai 1915, le bateau de croisière britannique Lusitania fut torpillé par un sous-marin allemand. Cet événement précipita l’entrée en guerre des États-Unis contre l’Allemagne. Ce film est reconnu historiquement
comme le premier documentaire animé.
VIDEOCARTOGRAPHIES : AÏDA, PALESTINE de Till Roeskens, Suède, 2008, 45’
À tour de rôle, sur une feuille blanche filmée en transparence, les habitants du camp Aïda à Bethléem esquissent en temps réel des cartes de ce qui les entoure, tout en nous livrant les récits qui animent ces géographies subjectives.

pica

jeudi 17 décembre / 19 h 30 au cinéma Les Carmes
SE SOUVENIR

Représenter le souvenir pour mieux l’interroger.

En présence d’un intervenant.

Durée totale de la séance 63’33
EXPÉRIENCE À LA POMME d’Aurore Sanguinetti, France, 2006, 7’33 (EMCA)
Un essai sur la représentation du souvenir lointain… Une tentative de fixation du temps perdu… Une expérience nostalgique et autobiographique… Bref, un film à la noix qui sent la pomme de l’enfance !
CASA de Daniela de Felice, France, 2013, 54’
« Un jour, ma mère nous annonce qu’elle veut vendre notre maison de Santo Stefano Ticino : celle-là même où nous avons grandi, mon frère et moi, et où notre père est mort il y a dix ans. J’avais envie d’attraper des images avant de tout quitter. J’avais envie de filmer ma mère et mon frère parce que je les trouve beaux. Parce que je n’ai pas filmé ce qui a disparu. »

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INFOS PRATIQUES

Entrée gratuite pour les séances au 108 et tarif habituel au cinéma Les Carmes

Buvette sur place et restauration légère au 108.

Les lieux de projection – Orléans
le 108 – 108, rue de Bourgogne
cinéma les carmes – 7, rue des Carmes

Merci à nos partenaires : DRAC Centre, Région Centre, Mairie d’Orléans, Le 108 et le cinéma Les Carmes