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PROGRAMMATION 2ND SEMESTRE

Édito du collectif de programmation

Au semestre dernier, nous faisions part de l’incertitude budgétaire qui pesait sur notre capacité à poursuivre notre travail de programmation. Aujourd’hui,  le ciel s’est éclairci : nous avons pu en reprendre le fil, relancer les projets imaginés, envisager les mois à venir plus sereinement pour vous montrer des films sur l’architecture et sur la maternité, tournés en Bolivie et en prison, et aussi parler de théâtre.

Mais le lieu où nous travaillons et où nous organisons de nombreuses projections, Le 108 – Maison Bourgogne, est aujourd’hui très fragilisé. Les baisses de dotations s’enchaînent d’année en année, alors même que son activité s’intensifie, que les projets foisonnent, que les bilans sont solides. Dans ce contexte, le maintien de son équipe de coordination n’a pas été entièrement possible, et l’un des postes reste menacé. Or, quand l’équipe s’affaiblit, ce sont aussi les coopérations qui vacillent, et l’équilibre précieux d’un lieu comme celui-ci qui devient incertain.

Le 108 est un espace partagé par des structures orléanaises : associations dédiées au numérique, au cinéma et à l’art contemporain, coopératives, compagnies de théâtre, de danse et un centre social… Un lieu vivant, multiple, où la mutualisation crée des croisements fertiles, adressés à tous les publics. Travailler ici a du sens. Il est essentiel que nous puissions continuer à y porter nos propositions, comme cette soirée à venir autour du travail du Théâtre du Radeau, installé au Mans, à La Fonderie, un autre lieu pionnier pour le soutien à la création : une rencontre entre cinéma et scène, pensée dans un lieu traversé par les arts vivants.

Ne pas soutenir notre lieu, c’est laisser s’affaiblir un espace où se tissent chaque jour des liens entre culture, habitants et artistes. Des projets ouverts à toutes et tous. Une culture vivante, de proximité, qui répond à des besoins réels et essentiels à nos imaginaires.

Le collectif de programmation de Cent Soleils

La plaquette

PROGRAMMATION 1ER SEMESTRE

Édito du collectif de programmation

Cela fera bientôt 23 ans que Cent Soleils est née. Nos programmations ont été un questionnement continu du cinéma du réel, explorant ses formes, ses limites, ses frontières, comme on défriche un territoire. Mais elle a aussi été l’occasion d’une réflexion renouvelée, au fil des ans, sur notre façon d’aller chercher les spectaeur.rices, de provoquer la rencontre entre des films qui racontent les gens et les gens qui regardent les films. Nous avons tissé quelque chose autour de ce que nous avons appelé « d’autres images de cinéma », car plus que de documentaire, c’était de cinéma dont il était question. Ce cinéma ne se mesure pas à une quelconque performance technique ou virtuosité de scénario, mais à sa capacité, fragile parfois mais tenace, de raconter le monde, de nous raconter. Ainsi s’est bâti un fragile édifice, qui a su traverser des épisodes parfois houleurs, qui a bataille pour sa survie et la reconnaissance du travail accompli.

Mais dans la culture, il n’existe pas d’initiative heureuse et remplissant sa mission de service public auprès des habitant.es d’un territoire sans soutien de la puissance publique. Alors nous tenons à vous le dire aujourd’hui : notre action, comme celles d’autres association œuvrant dans l’éducation populaire et l’action populaire, comme celle de collectifs d’artistes ou de compagnies, est compromise par des changements d’orientation de plus en plus radicaux sur la question culturelle. Nous entendons, au-delà des impératifs de gestion comptable, la petite musique des compétences non obligatoires et des restrictions budgétaires qui rappelle singulièrement l’assignation aux activités non essentielles.

Cinéastes, Cinéphiles, public, nous sommes en alerte !

Le collectif de programmation de Cent Soleils.

La plaquette