Halocline est une résidence de création qui mêle cinéma et musique afin de concevoir un spectacle de musique en direct dialoguant avec des projections réalisées grâce à la technique du vidéo-mapping.

Première à Tours
La première sera jouée à Tours le 1er avril 2026 à 20h au Bateau Ivre dans le cadre de la Carte Blanche du labo de Sans Canal Fixe.
Résidence de création au 108
L’Halocline est une très mince zone de séparation et de transition entre une couche d’eau douce et une couche d’eau de mer. Cet espace particulier, fragile, mouvant, est à l’image de notre monde en changement.
Deux musiciens du duo BULLE, Florence Adam au violoncelle et Matthias Boudeau à l’accordéon, et un vidéaste, Vianney Lambert s’aventurent dans cette halocline pour la raconter.
La résidence de création s’est étendue entre décembre 2025 et mars 2026 au 108 (lieu indépendant de recherche et d’expérimentation ainsi qu’un collectif de structures artistiques et culturelles professionnelles et d’individus qui accueille et accompagne les porteurs de projets et les initiatives artistiques et culturelles).
Les trois artistes ont travaillé pour illustrer par l’image l’œuvre musicale de Bulle produite trois ans auparavant. Diverses projections réalisées à l’aide du vidéo-mapping investissent l’espace scénique, créant ainsi des images fantasmagoriques qui dialoguent avec l’œuvre musicale jouée en direct.
Il s’agit d’une conversation entre musique et image, ponctuée d’interventions textuelles qui abordent la question de l’écologie dans notre monde actuel. Une œuvre symbolique à l’atmosphère immersive et hypnotisante.
La musique
Florence Adam au violoncelle et Matthias Boudeau à l’accordéon forment le duo musical Bulle. Un duo musical singulier et sensible. Leur musique, aux inspirations variées, mêle passages écrits et improvisations, portés par des lignes mélodiques et des rythmes envoûtants.
Le projet musical a été soutenu par l’association Musique et Equilibre qui a permis en janvier 2023 un travail en studio pour enregistrer un disque de six titres choisis parmi la vingtaine composée. Le disque a été produit au printemps 2023.

Son travail est influencé par les esthétiques du monde et par un goût pour les musiques de films. La matière acoustique créée à travers les différents registres des deux instruments et l’écriture rythmique ouvrent des espaces de narration, sur des teintes tantôt traditionnelles, jazz, classiques ou encore latino. La composition du set et les titres emmènent le spectateur dans des rêveries, des rencontres et dans le mouvement.
L’image animée

Vianney Lambert est réalisateur de films documentaires. Il travaille souvent à partir d’archives cinématographiques qu’il détourne et réinterprète à partir du procédé de la rotoscopie. Il explore cette nouvelle piste de travail dans des films ou des créations visuelles.
Les musicien.ne.s ont souhaité associer à leur création un travail autour de l’image. Ils ont proposé à Cent Soleils une collaboration avec Vianney Lambert. Halocline devient l’interaction de la musique et des images à partir de la technique de la rotoscopie qu’il a utilisée dans plusieurs de ses films, il détourne et travaille les images. Dans le projet Halocline, il souhaite revisiter certaines scènes de films en détourner les images en les redessinant avec l’intention que la musique donne naissance à des figures fantomatiques qui surgissent aux côtés des musiciens.
Une projection sans écran, des sensations
Les musiciens sont sur une scène au fond noir, au gré des mouvements, des syncopes et soubresauts du violoncelle et de l’accordéon se révèlent sur des surfaces presque invisibles des images dessinées et animées au crayon blanc prennent place peu à peu. Il n’y a pas un écran, mais un fond noir préparé avec des surfaces noires qui ne se révèlent qu’avec une image projetée. La multitude des surfaces restitue une image morcelée à l’image d’un miroir brisé.

L’intention est d’utiliser cet espace de manière multiple grâce à la technique de la projection en vidéo-mapping. Plusieurs petits espaces de projections sont répartis sur la scène et permettent de faire coexister les figures fantomatiques et les musiciens. Les images ne prennent jamais le dessus sur la musique qui au contraire orchestre le visuel ou plutôt les visuels de la scène. En croisant plusieurs figures comme celle de nageurs, de marcheurs, de véhicules, les images ouvrent un imaginaire, visuel, narratif, émotionnel porté et amplifié par la musique et la figure des musiciens qui jouent au milieu de ces images et dont les accords semblent orchestrer leurs apparitions. Les figures dessinées répondent à l’imaginaire porté par la musique et à l’univers aquatique par la matière sonore et le nom du duo. L’ensemble propose au spectateur une expérience immersive musicale et graphique.




